5 Avril 2018

Sénégal: Idrissa Seck - «Le seul discours qui reste à Macky, c'est de demander pardon»

Le président du parti Rewmi, par ailleurs président du Conseil départemental de Thiès, n'a pas raté l'occasion de la fête du 4 avril pour se prononcer sur la situation économique et politique du pays. En marge des festivités de la célébration du 58ème anniversaire de l'indépendance du Sénégal, l'ancien Premier ministre sous le régime de la première alternance a lancé un vibrant appel au chef de l'Etat, Macky Sall, à qui il demande de cesser d'être le sous-préfet du président français et de veiller à la souveraineté et à l'indépendance du pays.

«Nous avons intérêt à avoir avec les Français une coopération gagnant-gagnant et intelligente. D'ailleurs, les choses que nous avons, nous les réussissions souvent. Mais il faut que nous ayons un peu plus d'indépendance, un peu plus de dignité», dira-t-il. Revenant sur l'adresse à la nation, le rewmiste en chef de dire qu'il ne reste plus au chef de l'Etat qu'un seul discours.

Celui de demander pardon au peuple sénégalais, la jeunesse qui chôme, aux anciens à qui nous, Abdoulaye Wade et moi, avons donné le plan sésame. «Ces vieillards n'ont plus accès au plan sésame car les hôpitaux sont en faillite.

Il doit demander pardon d'ailleurs le prochain morceau que je lui dédierai et qu'il doit écouter attentivement. C'est le morceau de Youssou Ndour, «Diégalou», a-t-il indiqué. Car, dit-il, c'est le pardon, cette capacité de dépassement, qui donne accès à l'universalité. C'est que, dit-il, Macky Sall n'a pas compris.

Le rewmiste en chef est aussi revenu sur la nouvelle tournure dans ses relations avec son ex mentor, l'ancien président Abdoulaye Wade et son fils Karim Wade. Des relations qu'il peint comme étant simplement familiales.

Des comploteurs nous ont brouillés et cela a produit une crise gigantesque au Sénégal et au sommet de l'Etat. Ce sont ces dits comploteurs qui se sont aujourd'hui retournés contre lui, Abdoulaye Wade et ont emprisonné Karim Wade avant de l'exiler. «Maintenant, je pense que les choses sont claires.

Du point de vue familial, il n'y a plus de problème. Quand Karim Wade m'a appelé, il m'a dit lui-même, qu'il veut, en tant que jeune frère, s'occuper personnellement de ma retrouvaille avec mon père». Le président du conseil départemental, Idrissa Seck a tenu à rendre un vibrant hommage à l'ensemble de nos forces de défense. «Je voudrais donner l'assurance que nous avons conscience de leur mérite et de leurs sacrifices.

Mais aussi dire mon admiration à l'endroit des anciens combattants et des blessés de guerre qui ont des indisponibilités temporaires ou définitives. J'ai une pensée de respect et de gratitude pour les sacrifices au service de la nation».

Et de poursuivre pour qu'à l'occasion de ses fréquentations avec certaines autorités de l'armée américaine, ces dernières lui expliquent souvent que ce qui fait la performance de leurs forces armées, c'est le respect que nous donnons à leurs anciens.

Mais aussi l'assurance qu'ils donnent au soldat qui entre en combat qu'il ne sera jamais abandonné quoi qu'il arrive. Et ça c'est une motivation extraordinaire. Et Idrissa Seck de poursuivre pour regretter que ce ne soit pas le cas dans notre pays.

«J'ai noté des difficultés dans la prise en charge médicale notamment de nos blessés et des difficultés au niveau de leurs pensions de retraite. Ils quittent du jour au lendemain leur salaire pour se retrouver avec le tiers dans un environnement où ils ont pourtant en charge les mêmes familles, les enfants sont encore à l'école ou ne travaillent pas encore». Aussi invite-t-il à ce qu'une solution soit trouvée à cette situation.

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