Afrique Australe: Processus électoral - La CENI sollicite le plaidoyer de la SADC !

Photo: Daily News
Drapeaux des pays de la Communauté de Développement d'Afrique Australe (SADC).

La Ceni a-t-elle l'impression de ne pas être écoutée par les autorités étatiques ? En effet, elle a demandé à la délégation de la Sadc en mission pendant deux jours à Madagascar (Hier et aujourd'hui), à ce que celle-ci « rapporte les voix de la Ceni au gouvernement », pour reprendre les termes de son président.

Ce dernier, avec les membres du bureau exécutif de la Ceni, a reçu la délégation de la Sadc, hier dans la matinée, à Nanisana. Quelles voix ? Il ne s'agit plus de doter la Ceni de l'autonomie budgétaire - une recommandation qui n'a jamais été concrétisée d'ailleurs - mais de l'appuyer dans l'atteinte des objectifs escomptés.

Période exceptionnelle. L'obtention des dix millions d'électeurs pour cette année figure parmi ces objectifs. « Actuellement, nous sommes à 9 768 000 électeurs inscrits sur les listes électorales », a informé Hery Rakotomanana, le président de la Ceni. Par conséquent, pour être à même de l'accomplir, le président de la Ceni sollicite « le plaidoyer de la Sadc » pour qu' « une période exceptionnelle soit accordée à la Ceni afin qu'elle puisse enregistrer les jeunes - qui ont atteint l'âge de 18 ans à partir du 1er février - sur les listes électorales ».

Contraintes budgétaires. Mais ce n'est pas tout. La Ceni a également présenté à la Sadc les contraintes auxquelles elle fait face. Les premières ont trait au nombre de bureaux de vote ayant augmenté (de 20 000 en 2013 à 26 000 cette année) et aussi à l'organisation du second tour de l'élection présidentielle étant seulement de sept jours. « Tout cela nécessite la mobilisation solide de fonds donc beaucoup plus de contraintes financières par rapport à notre budget», a rappelé Hery Rakotomanana. Notons que jusqu'à maintenant, le budget en question pour l'organisation des élections - financé par l'Etat et le projet Sacem (Soutien Au Cycle Electoral Malgache) - est estimé à 85 milliards d'Ariary. Les secondes concernent, principalement, la question logistique. « Nous projetons d'imprimer les bulletins uniques en Afrique du Sud. Pour ce faire, nous avons largement besoin de l'appui logistique de la Sadc », souligne le président de la Ceni.

Apaisement et consensus. Par ailleurs, Hery Rakotomanana a également son mot à dire par rapport aux lois électorales actuelles. « Les discussions virulentes y afférentes risquent de saper le processus électoral actuel », reconnaît-il. En effet, nous savons bien les polémiques rocambolesques récentes qui ont entouré l'adoption de ces lois. «Nous exigeons le consensus et l'inclusivité entre les partis politiques pour que le processus électoral soit apaisé », précise Hery Rakotomanana. Toujours dans cette même optique d'idée, la question relative à une crise postélectorale probable lui a été posée. « Soyons tous responsables. La Ceni prend ses responsabilités pour éviter les crises avant, pendant ou après les élections. Et les autres sont priés de faire pareil », a-t-il répondu.

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