9 Avril 2018

Burkina Faso: Plateforme revendicative SYNASEB - Les secrétaires exigent le traitement rapide du dossier

Depuis 3 ans, le Syndicat national des secrétaires du Burkina (SYNASEB) est en négociation avec le gouvernement autour de sa plateforme revendicative transmise en fin septembre 2016. N'ayant pas trouvé satisfaction jusque-là, les responsables du syndicat ont tenu une conférence de presse le lundi 9 avril 2018 à la Bourse du travail de Ouagadougou pour, disent-ils, présenter à l'opinion le point du dialogue avec le gouvernement. « Si rien n'est fait, nous allons engager des actions fortes dans les jours à venir pour la satisfaction de notre plateforme », ont prévenu les conférenciers.

« Elaboration et adoption d'un statut particulier ; réorganisation du plan de carrière des secrétaires ; amélioration des conditions de vie et de travail ; mesures d'accompagnement et fonds de motivation » : ce sont les quatre points de revendication que le Syndicat national des secrétaires du Burkina (SYNASEB) a transmis au gouvernement le 29 septembre 2016, selon son secrétaire général adjoint, Nongbzanga Enock Sawadogo, l'un des animateurs de la conférence de presse du lundi 9 avril 2018.

Le 27 décembre 2016, explique-t-il, une rencontre d'échanges sur les points de revendication a eu lieu avec le gouvernement, qui avait pris des engagements, parmi lesquels l'implication du SYNASEB dans le processus d'élaboration du Répertoire interministériel des métiers de l'Etat (RIME), dont la matérialisation était en cours. Selon les responsables du SYNASEB, ces engagements n'ont pas été respectés, d'où l'organisation d'un sit-in de 48 heures puis d'une grève de 72 heures en septembre 2017, grève qui a été suspendue suite à un appel au dialogue du gouvernement.

Un comité a alors été mis en place pour examiner la plateforme et des concertations, présidées par le secrétariat général du ministère de la Fonction publique, se sont tenues les 5 et 12 octobre 2017. Mais depuis lors, a assuré le secrétaire général adjoint du SYNASEB, aucune rencontre n'a été programmée pour la poursuite des travaux.

Un rapport en attente de validation

« Par lettre en date du 19 novembre 2017, le SYNASEB indiquait la reprise des mouvements d'humeur. Faisant suite à cette lettre, des séances de négociations ont eu lieu les 23 et 29 novembre et le 12 décembre 2017 entre le ministre de la Fonction publique d'alors, Clément Sawadogo, et le comité ad hoc mis en place.

Au cours des travaux, une cellule a été mise en place pour mener une étude sur l'emploi de secrétaire au Burkina et leur déploiement dans la fonction publique », a poursuivi Enock Sawadogo. Et d'ajouter : « Les deux parties sont convenues que les conclusions du comité de réflexion devront être validées et reversées dans le processus du RIME, selon un arrêté du 27 décembre 2017. »

Foi de ce conférencier, « le comité de réflexion a déposé son rapport, qui devrait être validé le 15 janvier 2018 par les acteurs de la négociation et reversé au comité en charge de la rédaction du RIME. Malheureusement, ce rapport attend toujours d'être validé ».

Alors que leur dossier est entre les mains du nouveau ministre de la Fonction publique, Seyni Ouédraogo, le SYNASEB, à travers cette sortie, invite le gouvernement à respecter ses engagements

. Assurant bénéficier du soutien du monde syndical à travers le collectif CGT-B, et appelant leurs membres à rester sur leurs gardes, les conférenciers disent avoir en vue «des actions fortes pour la satisfaction de leur plateforme revendicative». Et l'adjoint du secrétaire général de souligner : «Le gouvernement sera tenu pour responsable et il est invité à en tirer les conséquences. »

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