13 Avril 2018

Cote d'Ivoire: Enseignement supérieur - Dix-huit amphithéâtres de télé-enseignement en Côte d'Ivoire

A l'ouverture de l'atelier régional sur la production des cours en ligne, Ly Ramata a souligné les efforts du gouvernement.

Vingt-quatre enseignants de six pays de la sous-région prennent part, depuis lundi, à un atelier régional sur les cours en ligne et les Moocs à l'université Félix Houphouët Boigny. La ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Bakayoko Ly Ramata, a profité de l'occasion pour remercier l'Unesco qui a choisi la Côte d'Ivoire pour abriter cet important atelier régional sur la production et la conception des Moocs (cours massifs en ligne). Elle a fait savoir que la Côte d'Ivoire a été choisie parce que le gouvernement a fait des efforts pour mettre en place des infrastructures technologiques dans toutes les universités du pays. « Vous avez dix-huit amphithéâtres de télé enseignements.

Ainsi que la formation de plusieurs enseignants à la mise en ligne des cours, mais également la formation des bibliothécaires et documentalistes à la gestion documentaire », a-t-elle dit. L'objectif visé, c'est qu'une fois formés, ces enseignants puissent à leur tour former des spécialistes dans leur pays. Afin que la sous-région puisse avoir une génération numérique d'enseignants chercheurs. Ly Ramata a affirmé que « le numérique pédagogique, c'est l'avenir de l'enseignement. Cela compense l'insuffisance d'infrastructures. Avec les cours en ligne, les étudiants ne sont pas obligés d'être dans les amphithéâtres », a-t-elle expliqué.

L'exposé inaugural a été donné par le Pr Koné Tiemoman, directeur général de l'université virtuelle, qui a partagé l'expérience de la Côte d'Ivoire. Il a démontré comment l'institution s'est organisée, avec la réforme Lmd, pour avoir cette université transversale. Il a également montré comment le politique s'est impliqué. « Ce sont les efforts du gouvernement et ceux de la communauté universitaire qui sont ainsi salués, puisque ces efforts ont permis à notre pays de prendre de l'avance en la matière. Les autres pays viennent, grâce à l'Unesco, en formation chez nous ».

Pour Dr Ydo Yao, directeur régional de l'Unesco Afrique de l'Ouest, le but pour son institution c'est d'aider les États membres à faire face au défi de la massification dans les universités. Car les universités sont engorgées. Et les Tic sont une opportunité pour faire face à ce défi afin de permettre à la majorité des étudiants de bénéficier d'une formation de qualité. « D'ici vingt ans, 50% des emplois que nous avons aujourd'hui vont disparaître au profit d'emplois basés sur le numérique. Il est important que l'Afrique ne soit pas en reste dans l'utilisation des Tic », a-t-il souligné.

La représentante de l'ambassadeur Carlos M'Baye, représentant permanent Côte d'Ivoire Commission de la Cedeao, a indiqué qu'en disposant d'un vivier d'experts dans tous les pays sur les techniques de mise en ligne des cours, il sera plus facile de minimiser les coûts. Particulièrement ceux liés à la mise en œuvre de certains programmes en lien avec l'enseignement à distance contenu dans le document de politique ; de même qu'il facilitera la mise en ligne des modules de manuel de référence de la Cedeao sur l'éducation à la culture de la paix.

Abou Karamoko, le président de l'université Félix Houphouët Boigny, a, lui, souligné que la maîtrise des Tic implique pour les enseignants une acquisition de connaissance, mais aussi de compétences.

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