13 Avril 2018

Burkina Faso: Ministère en charge de l'action sociale - Le syntas en grève du 24 au 27 avril

Le Syndicat des travailleurs de l'Action sociale (SYNTAS) et le Comité de la confédération générale du travail du Burkina (CGT-B) ont co-animé, le jeudi 12 avril 2018, une conférence de presse à la Bourse du travail de Ouagadougou. L'ordre du jour de cette rencontre avec les Hommes de médias a porté sur l'état de leur plateforme revendicative minimale et les perspectives de lutte.

« Permettez-moi de vous rappeler qu'en dépit des actions multiformes développées par nos deux organisations syndicales avec le ferme engagement et la détermination croissante des travailleuses et travailleurs du ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille (MFSNF), notre plateforme revendicative nationale n'a pas connu un examen sérieux. Vous comprenez que nous ne pouvons pas continuer indéfiniment à attendre pour la résolution de nos revendications. Trop c'est trop ! Il faut qu'on nous prenne au sérieux ».

C'est en ces termes que le secrétaire général du SYNTAS, Juste Koumara Logobana, a traduit le sentiment de dépit qui anime les deux organisations syndicales du Burkina Faso. Pour le SG du SYNTAS, aucun prétexte, fut-il un changement à la tête du ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille, ne saurait « dévoyer les préoccupations urgentes des travailleuses et travailleurs de leurs structures respectives ». « Le SYNTAS et le comité CGT-B, dans une correspondance, ont mis en garde contre tout prétexte fallacieux de « changement » à la tête du ministère aux fins de dévoyer les préoccupations légitimes des travailleurs et les renvoyer aux calendes grecques. Mais hélas ! L'autorité est restée muette, méprisante et versatile.

A titre illustratif, notons que même la question de la reconstitution de la carrière du personnel des ex- garderies populaires qui a fait l'objet d'un énième engagement contenu dans le protocole d'accord entre la Coordination nationale des syndicats de l'éducation (CNSE) et le gouvernement, signé le 27 janvier 2018, est toujours en souffrance malgré l'échéance d'un mois qui était indiquée pour sa résolution définitive », a-t-il martelé.

Devant ce qu'ils considèrent comme des « tergiversations de l'autorité à prendre toute la mesure de leur détermination et de leur ferme engagement pour la satisfaction conséquente et diligente de leur plateforme revendicative minimale », le SYNTAS et le comité CGT-B ont décidé de la mise en branle d'une batterie d'actions de lutte qui sont, entre autres, observer un arrêt de travail de quatre-vingt-seize heures (96) sur toute l'étendue du territoire national pour compter du mardi 24 avril 2018 à zéro (00) heure au vendredi 27 avril 2018 à vingt-quatre ( 24) heures ;

-observer des sit-in dans les préfectures, les Hauts commissariats, les gouvernorats et au MFSNF, pour ce qui concerne la région du Centre , les 18 et 19 avril 2018, de 08h à 12h ; -suspendre la transmission des rapports d'activités;

-suspendre la transmission des données statistiques ( y compris celles destinées aux partenaires) ;

-suspendre la réalisation de toutes les enquêtes sociales, etc.

Déterminés à obtenir gain de cause, les responsables des deux organisations syndicales ont invité l'ensemble des travailleurs à « s'organiser davantage et à maintenir forte et active la mobilisation en vue de répondre promptement aux mots d'ordres ».

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