14 Avril 2018

Ile Maurice: Travailleurs clandestins - Les Bangladais disent toucher Rs75 par jour

Ils n'ont pas de permis de séjour ou de travail et sont mal rémunérés. Ces 14 Bangladais ont été arrêtés par la Tracking Team du Passport and Immigration Office (PIO), au cours d'une opération crackdown à 5 heures du matin, vendredi 13 avril, à Plaine-Verte.

Qu'est-ce qui pousse ces 14 bangladais, âgés entre 22 et 33 ans, à travailler au noir, à raison «de Rs 75 par jour» ? L'express est allé à la rencontre de ces étrangers.

Une charge provisoire de séjour illégal a été logée contre ces 14 Bangladais. L'équipe du PIO, menée sous la supervision du sergent Malloo, les caporaux Jhuboo et Lilloo, ainsi que les enquêteurs Krish Thandrayen et Poinen, ayant découvert que les permis de ceux-ci ont expiré en 2015 et 2014.

Comment ces 14 Bangladais, âgés entre 22 et 33 ans, se sont-ils retrouvés à travailler au noir ? Ils ont expliqué aux enquêteurs qu'ils avaient obtenu un permis de travail grâce à leur agent recruteur. La plupart auraient d'abord travaillé dans les secteurs textile et de la construction. «Mais nous y étions mal rémunérés, ont-ils dit. Nous avons donc décidé de travailler dans la restauration où nous touchons davantage.»

Endetté dans son pays

Sollicité, l'un d'eux raconte qu'il s'est endetté dans son pays pour pouvoir venir travailler à Maurice, ce, dans l'espoir qu'il toucherait beaucoup ici. «J'ai dû effectuer des emprunts de la valeur de Rs 250 000 pour payer mon agent recruteur», soutient-il.

Une fois à Maurice, le jeune homme s'est fait embaucher dans une boulangerie. «Je devais travailler de 5 heures du matin à 23 heures tous les jours. Le comble : on me payait Rs 75 seulement par jour.»

Un autre Bangladais, âgé de 33 ans, qui avait aussi travaillé dans un autre secteur, raconte, lui, qu'il est désormais satisfait de son boulot. Il prépare des kebabs dans une chaine de restauration rapide à Plaine-Verte. «Au début, je touchais entre Rs 5 000 et Rs 6 000 mensuellement.» Puis il aurait été augmenté. Son salaire s'élèverait maintenant à Rs 12 000.

Un kebab pour dîner

Notre interlocuteur poursuit qu'il travaille de 8 heures du matin à 19 heures. «Mon employeur me donne un kebab à dîner», soutient le trentenaire.

Un autre étranger indique qu'il a travaillé dans le secteur de construction. Mais ce serait son agent recruteur l'aurait aidé à trouver de l'emploi dans une firme avicole.

Sollicitée, une source du dossier explique que les travailleurs qui opèrent au noir sont exploités. «Ils croient qu'ils sont bien rémunérés mais comment une personne peut-elle travailler 18 heures par jour ? C'est inadmissible, dit-elle. C'est pour cette raison que nous exigerons auprès des propriétaires ou employeurs d'effectuer les frais de rapatriement.»

Du reste, les officiers avaient également mis le cap sur la région de Triolet. Toutefois ils ont conclu que les papiers de huit autres Bangladais sont en règle.

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