13 Avril 2018

Sénégal: Emprunt obligataire - La Senelec lève 38 milliards de FCfa

La Société nationale d'électricité du Sénégal (Senelec) a réussi à collecter, sur le marché financier de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), 38 milliards de FCfa.

La Senelec a réussi son pari. Elle cherchait 30 milliards de FCfa sur le marché de l'Uemoa, à un taux de 6,5 %, sur une période de 7 ans, dont deux ans de différé. Elle a récolté 8 de plus, c'est-à-dire 38,250 milliards de FCfa. Les ressources levées sont destinées, principalement, au financement partiel du Plan d'actions prioritaires (Pap) 2016-2018 de ladite société, première phase de son Plan stratégique « Yessal Sénélec 2020 ».

Cet emprunt obligataire avait été lancé le 20 février dernier et les investisseurs avaient jusqu'au 20 mars pour souscrire. Un franc succès que Marie-Odile Sène Kantoussan de Cgf Bourses, un des deux membres, avec Impaxis Securities du consortium qui a conduit cette opération, n'a pas manqué de souligner. « L'opération a été souscrite dans les délais prévus à hauteur e 127,5 %. La particularité de cet emprunt obligataire est qu'elle a été favorablement accueillie par le marché, sans aucune exigence de garantie par les investisseurs », s'est-elle félicitée. Les résultats de cette opération ont été dévoilés, hier, lors d'une cérémonie dans un hôtel de Dakar, en présence de nombreuses personnalités du monde de la finance du Sénégal et de la sous-région.

Revenant sur les détails de cet emprunt obligataire, Ababacar Diaw, directeur général d'Impaxis note que 81,66 % du placement de l'opération, soit une collecte de 31,23 milliards de Fcfa, ont été assurés par le consortium Cgf Bourses-Impaxis. Autre enseignement, le pourcentage de personnes physiques ayant souscrit est de 8,83 %, soit un montant total de 3,3 milliards de FCfa. Parmi ces souscripteurs physiques, on retrouve des clients et employés de Senelec. Quant aux banques, elles ont souscrit à hauteur de 28,76 %, soit 11 milliards de FCfa.

Autre fait marquant mis en exergue par M. Diaw, 78 % des souscripteurs résident au Sénégal et 83,7 % des souscriptions ont été réalisées au Sénégal. Le reste des souscriptions a été réalisé en Côte d'Ivoire, au Bénin, au Togo, au Burkina et hors Uemoa (France, Angleterre). Sur les 29 Sociétés de gestion et d'intermédiation (Sgi) de la zone Uemoa, les 19 ont participé à la collecte des souscriptions. « Cela montre l'intérêt du marché financier régional pour Senelec et la confiance qu'ont les Sénégalais et les personnes physiques en général en cette entreprise dont la signature, aujourd'hui, est de qualité. C'est un bon investissement pour Senelec et pour les investisseurs », a indiqué Ababacar Diaw.

Cet emprunt obligataire, le deuxième qu'émet la Senelec, après celui de 2003 et qui avait mobilisé 15 milliards de FCfa, traduit la bonne santé de cette société. En effet, depuis la nomination de Mouhamadou Makhtar Cissé à la direction générale, la Senelec a retrouvé de l'éclat et cette dynamique de performance explique la confiance des investisseurs. Pour Mouhamadou Makhtar Cissé, le plus important, ce n'est pas la manne récoltée mais le symbole qui l'enrobe.

« C'est le signe que le Sénégal est un pays stable et attractif. Nous célébrons l'attractivité de notre pays et la confiance retrouvée en Senelec. Des actions de ce type nous permettent de réaliser nos objectifs qui sont de mettre à la disposition des Sénégalais une électricité de qualité et de travailler à travers un mix-énergétique intelligent, à la baisse des coûts de production et demain des prix de vente. On veut banaliser la fourniture de l'électricité comme dans tout pays normal », a-t-il affirmé avec fierté.

Si la Senelec a retrouvé le chemin de la performance, il le doit aux qualités de leader et de manager de son directeur général, selon le représentant du ministre de l'Énergie et du Pétrole, Pape Mademba Bitèye. « Les temps moyens de coupure sont passés de 40 jours à 3 jours et la Senelec se permet même de vendre de l'électricité aux pays voisins », a-t-il dit.

ECO-LEXIQUE

Private-Equaty

Plus connu, en France, sous l'appellation de Capital Investissement, le Private Equity est une activité d'investissement. Il s'agit, en effet, d'une prise de participation dans le capital de petites et moyennes entreprises en besoin de financement. Ce sont des titres financiers de société qui ne sont pas côté sur un marché. Par le biais de ce mécanisme de financement, l'investisseur peut acheter une partie ou la totalité des actions d'une entreprise existante non cotée en bourse.

ECO-PRESSE

« Mon gouvernement vise à créer une nation optimiste, sûre d'elle et prospère par l'exploitation rationnelle et efficiente des ressources humaines et naturelles du pays, en instaurant une société démocratique, ouverte et juste, dans laquelle la confiance mutuelle et les opportunités économiques existent pour tous ».

Nana Akufo-Addo, président du Ghana, La Tribune Afrique

Chiffre du jour

65 milliards de dollars

Les transferts de fonds de la diaspora africaine vers le continent se sont chiffrés à 65 milliards $ en 2017, selon un rapport de l'African Institute for Remittances (Air). Ce montant qui représente plus du double de l'aide publique au développement pour l'Afrique (29 milliards en 2017) profiterait à plus de 120 millions d'Africains vivant sur le continent. Ecofin

Sénégal

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