16 Avril 2018

Sénégal: Mimi Touré sur les menaces de l'opposition concernant la loi sur le parrainage - «La loi ira à l'assemblée nationale et ce ne sont pas...»

Que l'opposition et les mouvements citoyens qui s'agitent contre le vote du projet de loi sur la généralisation du système de parrainage à tous les candidats à la prochaine élection présidentielle se le tiennent pour dit ! «

Ce ne sont pas «ces cris d'Orfraie qu'on entend depuis 2012» qui vont empêcher le pouvoir de faire voter ce texte très controversé, dixit Aminata Touré, ex-chef du gouvernement.

L'Envoyée spéciale du président de la République, Aminata Touré, ancien Premier ministre et responsable au sein du parti au pouvoir du Pôle mobilisation et parrainage de la candidature de l'actuel chef de l'Etat était en effet l'invitée du jour de l'émission Objection de la radio SudFm hier, dimanche 15 avril 2018.

Mimi Touré comme on la surnomme a, en effet, réaffirmé la nécessité pour le régime en place de «rationaliser les candidatures afin d'éviter les candidats occultes», lors de la prochaine élection présidentielle. «Il faut, à un moment donné que les candidatures à l'exercice de la fonction présidentielle soient des candidatures sérieuses.

On ne peut pas continuer avec des candidatures qui sont là juste pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la politique. On ne pourra pas gérer 100 candidats à l'élection présidentielle par exemple. Il va falloir trouver un système de tamis comme ça se passe dans beaucoup de pays... », a déclaré l'ancienne ministre de la Justice.

Poursuivant son propos, Mimi Touré a souligné au sujet des attaques de l'opposition qui accuse le pouvoir de faire du forcing en promettant une mobilisation devant l'Assemblée nationale le 19 avril prochain, jour prévu pour l'examen de ce texte, que le régime a fait ce qu'il devait faire en soumettant cette idée à la concertation de tous les acteurs comme cela s'est fait en 1992. «La différence entre 1992 et 2018, c'est l'attitude de l'opposition.

En 1992, l'opposition toute entière avait accepté de discuter avec le président autour du code électoral alors qu'en 2018, une partie de l'opposition y a participé pendant que l'autre dite radicale refuse tout dialogue avec le président de la République, Macky Sall.

C'est son droit. Et ensuite, il faut avancer. Le projet a été présenté au chef de l'Etat et cela a été traduit par une proposition de loi qui ira à l'Assemblée nationale».

Par ailleurs, l'ancien Premier ministre se dit persuadée que les Sénégalais ne répondront pas à l'appel à manifester de l'opposition parce qu'ils «sont des gens qui exercent leur raison. Quand on va leur expliquer ce que représente cette loi, ils comprendront».

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