17 Avril 2018

Cote d'Ivoire: Evènements de Bloléquin - Les jeunes demandent pardon à la population

Des jeunes de la région du Cavally ont demandé pardon aux populations, aux opérateurs économiques, autorités locales et aux forces de l'ordre pour les désagréments qu'ils leur ont fait subir pendant la crise de Goin-Debé en novembre dernier et lors des malheureux événements de février 2018 à Blolequin, qui avaient fait deux morts (un civil et un gendarme).

C'est lors d'une cérémonie, dimanche dernier à Blolequin, en présence de la ministre Anne Désirée Ouloto, des autorités administratives et des chefs des unités des forces de défense et de sécurité, que des jeunes des quatre départements de la région du Cavally, par la voix de leur porte-parole, Bohé Paul Marinaire, ont reconnu qu'ils se sont rendus coupables d'actes d'incivisme qui ont engendré des destructions des locaux de la gendarmerie, le pillage des domiciles des autorités administratives et la mort d'un gendarme.

« Nous demandons pardon au Président Alassane Ouattara qui a toujours prôné le vivre ensemble. Nous prenons ainsi l'engagement de travailler pour la consolidation de la cohésion sociale. Nous nous engageons à respecter l'autorité de l'État et à protéger ses symboles », a promis Bohé Marinaire.

Avant de demander la clémence du Président Alassane Ouattara pour la libération des 51 personnes mises aux arrêts dans le cadre des enquêtes sur la mort d'un gendarme tué en février dernier. Les jeunes se sont ensuite agenouillés pour demander pardon à la nation. « Plus jamais ça à Blolequin et dans le Cavally », ont-ils crié en chœur.

Au-delà de cette posture d'humilité, Anne Désirée Ouloto leur a demandé d'être sincères dans leur pardon. « Je veux que cela soit un pardon qui vient du cœur », leur a-t-elle lancé.

Dans un franc-parler, Anne Désirée Ouloto a condamné leur comportement car, a-t-elle indiqué, les évènements de Guiglo et Blolequin sont déshonorants pour les filles et fils de la région du Cavally.

« Mon rêve est d'avoir une jeunesse responsable, au travail, engagée pour la paix. Je vous invite à tourner le dos à la violence et à la drogue », a conseillé la ministre Anne Désirée Ouloto. Avant d'ajouter qu'il est impensable de libérer celui qui a tué.

« Je fais confiance à la justice. Ceux qui n'ont rien fait seront libérés mais ceux qui ont tué répondront de leurs actes. Ne faisons pas la politique quand il s'agit de l'éducation de nos enfants. Si on libère les criminels, ils viendront nous attaquer », a souligné Anne Ouloto, en guise de réponse à leur doléance.

Elle a ensuite fait savoir que sa présence à cette cérémonie montre que le Président Alassane Ouattara a accepté leur pardon. « Un État sans justice est un État qui ne connaîtra jamais la paix.

Je vous envoie sensibiliser vos amis partout dans la région aux bienfaits du vivre ensemble », a-t-elle indiqué. Avant d'annoncer la tenue des états généraux de la jeunesse dans la région du Cavally.

Le député Aimé Gnonssian, tout en demandant que justice soit rendue, a, au nom des cadres, demandé la clémence du Président Alassane Ouattara pour la libération des 51 personnes détenues à la prison civile de Daloa pour la cohésion sociale. Le porte-parole de la chefferie du Cavally, Louo Jean Roberto, a, lui, désapprouvé l'acte des jeunes qui, selon lui, jette l'opprobre sur toute la région.

Il a demandé que le sous-préfet de Blolequin soit maintenu à son poste pour ses capacités à régler les litiges fonciers. Il faut noter que les jeunes de Taï ont offert une tonne de ciment et des pots de peinture pour la réhabilitation de la brigade de gendarmerie incendiée.

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