17 Avril 2018

Afrique de l'Ouest: Le "Mécanisme Entente de Renseignements" soumis à examen des Experts à Lomé

La sécurité dans les frontières de l'espace Entente, telle est la préoccupation chaque jour des autorités des cinq pays du Conseil de l'Entente. C'est donc pour traduire cette préoccupation dans les faits et y apporter des solutions adéquates au grand bonheur des populations que le Secrétariat exécutif a commandité une étude relative à un Mécanisme Entente de Renseignement.

C'est donc cette étude qui est soumise depuis ce mardi matin à l'appréciation et examen des Experts et Directeurs généraux de la police et de la gendarmerie de ces différents pays de cet espace, lors de leur 3ème réunion ordinaire annuelle à Lomé.

Durant trois jours, ces Experts auront donc à passer en revue les grandes lignes des conclusions de cette étude, pour l'affiner au mieux et obtenir une version finale.

D'après le Secrétaire exécutif du Conseil de l'Entente, Patrice Kuamé, à l'ouverture des travaux, "la version finale sera ensuite soumise à la toute prochaine réunion du Conseil des Ministres du Conseil de l'Entente et à la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernemenr pour décision".

Justifiant le bien-fondé même d'un tel mécanisme Entente de Renseignement, M. Kuamé a fait comprendre qu'il s'inscrit dans la droite ligne "l'accent mis sur la nécessité d'un renforcement de la coopération sécuritaire entre nos pays de l'Espace Entente compte tenu du niveau et de la complexité des menaces sécuritaires actuelles", au cours des deux précédentes réunions.

Aussi, est-il question de l'option stratégique privilégiée par le Conseil de l'Entente qui est, "la prévention de manière à identifier et à enrayer autant que possible des projets attentatoires à la paix et à la sécurité" dans les pays membres.

Président du Comité des Experts, le Colonel Yotroféi Massina, a relevé l'intérêt du thème même de ces assises de Lomé, à savoir, "Le mécanisme de renseignement au sein du Conseil de l'Entente".

Pour lui, "les pays du Conseil ne sont pas épargnés par les menaces sécuritairee, le terrorisme et autres crimes transfrontaliers" et "il ne faut perdre de vue la vulnérabilité de nos Etats au regard des nouvelles formes de criminalité" malgré la stabilité en matière sécuritaire nationale et individuelle" dont l'Afrique de l'Ouest est créditée par le Rapport Indice Mo Ibrahim de 2016.

Entre autres formes de criminalité à combattre désormais les 5, il y a la recrudescence de la criminalité frontalière, les trafics de tous genres à l'intérieur des Etats et sur les frontières, l'immigration clandestine.

Avec les nouvelles technologies de l'information et de la communication, les menaces sécuritaires prennant une autre dimension, M. Massina reste persuadé que seule la coopération des renseignements peut aider à les vaincre.

"Le renseignement joue un rôle central dans la mise en oeuvre des politiques sécuritaires dans l'Espace communautaire", a-t-il lancé à l'endroit des Experts avant de les convier à faire ressortir des recommandations pertinentes à soumettre à la réunion des ministres en charge de la Sécurité et des Frontières. Réunion qui devrait avoir lieu le Vendredi prochain.

Pour rappel, le Conseil de l'Entente est un espace communautaire qui regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Niger et le Togo.

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