17 Avril 2018

Burkina Faso: Les services de sécurité en alerte

Plusieurs forces sont déployées à la frontière avec le Mali pour prévenir la constitution d'un nouveau front jihadiste.

Un mouvement de troupes de l'armée burkinabè est en cours depuis quelques semaines dans la forêt de Fada Ngourma à l'est du pays, le long de la frontière avec le Mali. Ce déploiement observé depuis fin mars fait suite à un repérage par une patrouille de l'armée du Burkina Faso de présumés terroristes qui seraient en train de constituer un nouveau «front» dans cette partie du pays après avoir été chassés par les forces de défense et de sécurité.

Dans leur tentative de sortir du pays, certains de ces présumés jihadistes ont été interceptés à la frontière par les troupes nigériennes et attendent toujours d'être transférés vers Ouagadougou. Ces présumés terroristes sont redoutés dans la brousse dite d'Ougarou, une zone forestière giboyeuse comprenant des points d'eau, où ils tentent d'établir une base pour se cacher et se ravitailler.

Dotés d'un important arsenal de guerre, ils seraient responsables de plusieurs attentats et cas d'agressions à main armée dans cette région.

Depuis l'attaque vendredi 2 mars contre l'état-major des forces armées burkinabé et l'ambassade de France à Ouagadougou qui a fait seize morts dont huit assaillants et 80 blessés, les autorités burkinabè ont doublé de vigilance. Pour se mettre à l'abri d'une éventuelle attaque terroriste.

Surtout que les Burkinabè ne sont pas prêts d'oublier le violent attentat perpétré en janvier 2016 contre l'hôtel Splendid et le café-restaurant Cappuccino voisin qui avait fait au total 29 morts et plusieurs blessés.

Une attaque revendiquée par AlQaïda au Maghreb islamique (AQMI) au nom d'Al Mourabitoune, le groupe du jihadiste algérien dirigé par Mokhtar Belmokhtar qui lui a fait allégeance. Le mouvement terroriste avait été impliqué dans une attaque similaire menée le 20 novembre 2015 contre l'hôtel Radisson Blu de Bamako, au Mali, faisant 20 morts sur le carreau et 170 otages.

Conscientes de cette menace permanente, les forces de défense et de sécurité du Burkina Faso n'entendent plus se faire prendre de cours par cette horde de barbares.

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