Afrique de l'Ouest: Terrorisme au Sahel et au Nord - 216 écoles fermées, 20 000 élèves dans la nature

Photo: GPE
Des écoliers dans un village en Afrique

Dans le Nord et le Sahel, le terrorisme a contraint au moins 216 écoles à mettre la clé sous le paillasson. Leur réouverture, c'est ce qui a fait l'objet, le 19 avril 2018, d'un conseil de cabinet convoqué par le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba. Cette rencontre qui a réuni autour de la table les ministres de la Défense, de la Sécurité, des Finances, de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur vise à trouver surtout le scénario approprié pour parer à l'urgence : le cas des élèves en classe d'examen.

Pour commencer, il y a eu une note de compassion pour la famille de cette élève, Sakina Sana, assassinée à Bourou par les terroristes. « Nous sommes concernés par ce qui se passe et traduisons toute notre compassion à sa famille et à la famille de notre collègue Issouf Soabou, qui a été enlevé. Des instructions ont été données par le Premier ministre aux ministres de la Défense et de la Sécurité pour que les opérations soient renforcées pour le retrouver », s'est exprimé le ministre de l'Education nationale, Stanislas Ouaro.

Pour ce qui est de la situation dans le Sahel et dans le Nord en rapport avec les écoles, c'est au total 20 000 élèves et 895 enseignants de 2016 qui sont renvoyés chez eux du fait de la menace terroriste. Un bilan revu à la hausse avec la récente attaque qui a coûté la vie à une élève du CM2. « L'attaque qui a eu lieu à Bourou a occasionné un départ supplémentaire d'enseignants, donc la fermeture d'écoles », regrette-t-il.

L'objectif du conseil de cabinet de Paul Kaba Thiéba est de trouver le scénario approprié pour sauver l'école dans le Sahel du bourbier terroriste. « Des instructions ont été données afin de faire en sorte que les écoles puissent rouvrir par le renforcement des mesures de sécurité dans la zone », confie le ministre. L'urgence, ce sont les élèves en classe d'examen.

Comment gérer leur situation à deux mois des examens ? Sans donner de détails, le ministre Ouaro réaffirme que des instructions ont été données pour qu'il y ait un dispositif pour leur permettre de reprendre très rapidement des cours de façon à pouvoir les maintenir dans le système afin qu'ils passent les examens comme les autres. Vu la sensibilité de la question, Stanislas Ouaro se garde d'entrer dans les détails. Outre les cours accélérés qui seront dispensés, il y aura la prise en charge des traumatismes des élèves, des enseignants et des autres fonctionnaires.

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