19 Avril 2018

Togo: Les magistrats à l'école des mécanismes régionaux et internationaux de protection des droits de l'Homme

"Les professionnels de justice constituent une entité importante dans le dispositif institutionnel de garantie des droits humains et jouent un rôle crucial dans la lutte contre l'impunité. Le magistrat représente aux yeux de la loi, et du citoyen, l'ultime rempart pour rétablir la justice, si celle-ci venait à être bafouée". C'est en substance une analyse de situation qui a amené le CACIT et ses pairs de la société civile tels l'ATDPDH, le PAOET, le GF2D et leurs partenaires dont la Délégation de l'Union Européenne au Togo, à initier un atelier de formation de deux jours ouvert ce jour à Lomé, en vue de renforcer les capacités des magistrats sur les mécanismes régionaux et internationaux de protection des droits de l'Homme.

Ouvrant les travaux de cet atelier, par un message transmis parle Secrétaire général de son ministère, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Puis Agbétomey, est revenu sur les avancées déjà réalisées par le Togo depuis 2007, en matière des droits de l'Homme. Comme pour situer cet atelier à l'endroit des magistrats dans son contexte, il a salué l'action menée depuis toujours par la Société civile en appui à celles du gouvernement pour la promotion des droits humains au Togo. Un appui qu'il espère grandissant pour le grand bonheur des populations.

Président du CACIT, Spéro Mahoulé a placé ses espoirs en ce que cet atelier aide à "renforcer les capacités des magistrats sur les questions des droits humains et leur fournisse des outils essentiels pour la conquête de l'indépendance de la magistrature togolaise, qui en démocratie est un levier incontournable". Et pour justifier le bien-fondée de cette initiative, et bien que saluant les efforts entrepris depuis 2005 par le pays dans le processus de modernisation de la Justice avec le Programme de ce nom PNMJ, considéré comme une politique sectorielle pour la période 2005-2010..., il aest revenu sur les faiblesses que traine depuis des décennies déjà la Justice togolaise et qui ont pour nom, "le manque d'efficacité dans le traitement des dossiers, le manque d'intégrité dans les problèmes de corruption qui minent le secteur, le manque d'impartialité et d'équité dans l'impunité dont bénéficient certains juges et justiciables et dans la non garantie de l'accès à la justice pour tous". Il en veut pour preuve, le rapport du Haut-Commissariat au Droit de l'Homme rendu public en 2013. Il espère dès lors que cet atelier aide à "faire un nouveau pas, vers la réalisation de l'idéal poursuivi, celui d'un Etat de droit, d'une société harmonieuse, où règne la justice et le respect des droits humains".

A sa suite, le chargé des programmes à la délégation de l'UE, Bouasan Bouasy et la Directrice du Centre Permanent de Formation des Professionnels de Justice, ontmis tout leur confiance en cette initiative pour contribuer au bien-être des Togolais.

Les travaux prennent fin demain Vendredi.

Togo

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