19 Avril 2018

Cote d'Ivoire: Colloque international de Genève 2018 - Des femmes leaders ivoiriennes honorées

Dans son intervention à la tribune des Nations unies, Désirée Djomand, présidente internationale d'Afip, a fait un plaidoyer en faveur de la scolarisation de la jeune fille. Selon elle, « l'éducation de la jeune fille constitue le socle du développement durable ».

Dans le cadre du Colloque international co-organisé par l'Organisation des nations unies pour l'éducation (Unesu), l'Alliance internationale pour les objectifs du développement durable (Aiodd) et Africa femmes initiatives positives (Afip) autour du thème: «Convergence des consciences vers les Odd», plusieurs femmes républicaines ont été honorées. C'était le 17 avril 2018, au Palais des Congrès de Genève (Suisse).

Martine Coffi Studer, présidente du conseil d'administration (Pca) du Groupe Bolloré Transports et Logistics-Côte d'Ivoire, Dr Marie-Paule Kodjo, présidente de l'Ong internationale Playdoo, vice-présidente et porte-parole de la Plate-forme de la société civile pour l'observation des élections en Côte d'Ivoire (Poeci) et coordinatrice de la Cofemci-Repc (Coordination des femmes de Côte d'Ivoire pour les élections et la reconstruction post-crise) et Dogo Myss Belmonde, vice-présidente de l'Assemblée nationale ont été distinguées pour leurs actions en faveur du développement durable.

Dans son intervention à la tribune des Nations unies, Désirée Djomand, présidente internationale d'Afip, a fait un plaidoyer en faveur de la scolarisation de la jeune fille. Selon elle, « l'éducation de la jeune fille constitue le socle du développement durable ».

Justifiant sa position, elle a expliqué qu'une fille instruite veille à ce que sa fille ait une éducation de qualité qui, à son tour, pourra lutter contre les violences dont sont victimes les femmes: le mariage forcé, la grossesse en milieu scolaire, le travail des enfants, la déscolarisation.

Au contraire, « une fille qui n'est pas allée à l'école aura du mal à faire entendre sa voix. Elle ne peut pas contribuer aux prises de décisions dans la société où elle vit. Aussi, la non-scolarisation des filles les entraînent dans la pauvreté, une situation qui risque de se perpétuer de génération en génération », a-t-elle dit. C'est pourquoi elle a souhaité la création d'un environnement propice pour permettre à la femme de jouer pleinement son rôle d'actrice de développement.

Dans sa communication sur le thème: « Intégration des valeurs féminines dans la gouvernance », Dr Marie-Paule Kodjo a invité les femmes à redoubler d'ardeur dans le combat de l'intégration des valeurs féminines dans la gouvernance des États. Pour cette activiste de la société civile, c'est la condition sine-qua-non pour que le combat de la femme porte.

Aussi a-t-elle souligné que les valeurs de la femme demeurent nécessaires dans la société de demain et pour l'avenir de la planète. « Elles apportent une nouvelle donne et une nouvelle culture pour préparer l'avenir », a-t-elle soutenu.

Quant à Pascale Fressoz, présidente de l'Aiodd, elle a lancé un appel à la mobilisation de tous pour l'avenir de la planète. Le colloque prend fin le 25 avril prochain.

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