20 Avril 2018

Sénégal: Vote de la loi sur le parrainage et mobilité urbaine - Quand les citoyens en payent les frais !

E n ce jeudi 19 avril, la capitale sénégalaise a complètement changé de visage. La ville qui grouillait d'habitude de monde, dès le début de la matinée, était quasi vide. Au niveau des arrêts de transport en commun, les rares Sénégalais qui voulaient se rendre sur leurs lieux de travail ont payé les frais de l'événement du jour, c'est à dire le vote du projet de loi sur le parrainage à l'Assemblée nationale.

Pour cause, les bus de la société de transport public Dakar Dem Dikk ne roulaient pas. L'entreprise a pris cette décision pour éviter que ses bus soient saccagés, lors des manifestations. « Depuis 7 heures, je suis là mais je ne peux pas aller en ville car il parait que les bus ne circulent pas aujourd'hui pour des raisons de sécurité. On ne peut pas condamner cette mesure même s'il nous est difficile de nous déplacer.

A chaque fois, les bus sont saccagés dans de pareilles circonstances. Maintenant, c'est nous qui payons les pots cassés », nous a confié Moussa Ciss, avec un air désemparé. Au terminus Liberté 5, pas l'ombre d'un car de transport. Même les bus de transport interurbain qui assuraient la liaison entre la capitale et les autres villes du pays de l'intérieur ne sont pas stationnés sur les lieux. Du coup, la circulation est devenue fluide sur toutes les artères de la ville. Au niveau du centre-ville, précisément à Sandaga, la plupart des commerçants ont fermé boutique. Seules les forces de sécurité armées jusqu'aux dents sont présentes sur les lieux.

Toutes les grandes allées du Plateau sont de fait verrouillées par des barrières avec des forces de l'ordre qui veillent au grain. C'est un véritable parcours du combattant pour les personnes qui vont vers l'hôpital Le Dantec, l'Assemblée nationale entre autres. Pour la simple et bonne raison que les voitures ne peuvent pas accéder à cette partie du centre-ville. Cette situation a causé ainsi beaucoup de désagréments aux populations qui ne pouvaient pas vaquer à leurs occupations, comme d'habitude.

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