20 Avril 2018

Afrique de l'Ouest: Fermeture des écoles au Sahel et au nord - La réouverture annoncée pour bientôt

La situation sécuritaire dans le Sahel et le Nord ayant occasionné la fermeture des écoles, était au menu des échanges d'un conseil de cabinet présidé par le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, hier 19 avril 2018 à Ouagadougou. Le moins que l'on puisse dire, c'est que des mécanismes et actions sont envisagés en vue d'une reprise rapide des cours dans cette partie du pays. L'assurance a en tout cas été donnée par le ministre de l'Education nationale et de l'alphabétisation (MENA), Stanislas Ouaro, à l'issue de la rencontre.

Dans les jours à venir, les cours pourront reprendre dans les écoles fermées suite à la menace terroriste, dans le Nord et le Sahel burkinabè. L'annonce a été faite hier, 19 avril, par le ministre en charge de l'Education nationale, Stanislas Ouaro, à l'issue d'un conseil de cabinet présidé par le chef du gouvernement.

« Pour ce qui est de la situation dans les régions du Nord et du Sahel, en rapport avec la fermeture des écoles du fait de la menace terroriste, un échange a eu lieu autour du chef du gouvernement et des instructions ont été données pour permettre la réouverture des écoles à travers un renforcement de la sécurité. Des instructions ont été données dans ce sens au ministre en charge de la Défense et celui de la Sécurité pour un renforcement de la sécurité dans ces zones afin de permettre la reprise des cours », a déclaré le ministre Ouaro.

Quant à la question urgente des élèves en classe d'examen, le ministre a indiqué qu'à ce niveau, des instructions lui ont également été données afin de mettre en place un dispositif devant permettre à ces derniers de reprendre très rapidement les cours, de sorte à pouvoir passer les examens dans les mêmes conditions que ceux actuellement en cours.

A la question de savoir comment vont se passer concrètement ces mécanismes sur le terrain, le ministre n'a pas voulu entrer dans les détails, au regard de la sensibilité du sujet. « Vu la sensibilité de la question, je préfère ne pas rentrer dans les détails. Sinon, un scénario a été proposé et des instructions m'ont été données afin que je puisse les mettre très rapidement en œuvre.

Dans les jours à venir, on constatera que des mécanismes et des actions ont été mis en œuvre pour permettre à tous ces élèves en classe d'examen de reprendre les cours. Dès que les cours vont reprendre pour ces derniers, vu le délai actuel imparti que nous avons par rapport aux examens qui commencent à partir du 9 juin, des cours accélérés auront lieu », a-t-il dit.

Plus de 20 000 élèves et 895 enseignants concernés par ces fermetures

Mais combien d'écoles sont-elles, à l'heure actuelle, concernées par ces fermetures ? A en croire le ministre, il lui est difficile de faire l'état des lieux des écoles fermées actuellement, car la donne a changé négativement, avec la situation intervenue récemment à Bouro. Qu'à cela ne tienne, il a indiqué qu'avant la situation à Bouro, ce sont 216 établissements scolaires qui étaient fermés dont 60 dans le Nord et tout le reste dans le Sahel, ce qui concernait un peu plus de 20 000 élèves et 895 enseignants.

« Mais à la date d'aujourd'hui, cela a évolué négativement », a-t-il ajouté. Quid des traumatismes subis par certains élèves et enseignants ? A cette question, le ministre s'est voulu également rassurant. Il a reconnu que les traumatismes sont une réalité et à ce titre, des instructions ont également été données au ministre de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille pour une prise en charge psychologique des élèves, des enseignants, des fonctionnaires.

« Le traumatisme ne concerne pas seulement les élèves, il concerne également les enseignants, les fonctionnaires... Et des instructions ont aussi été données dans ce sens au ministre de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille pour des actions de prise en charge psychologique aussi bien des élèves que des enseignants et des fonctionnaires de ces zones, qui en ont besoin», a-t-il souligné.

Interpellé sur de présumées démissions d'enseignants de ces zones, le ministre Ouaro a fait savoir qu'à la date d'hier, 19 avril, aucune demande de démission ne lui a été notifiée. « Aucun enseignant n'a démissionné. Il y a des départs dus aux conditions de sécurité. Quand des enseignants estiment qu'ils ne sont pas dans des conditions de sécurité optimales pour dispenser le savoir, ils demandent à partir et cela occasionne des fermetures de classes. Mais à la date d'aujourd'hui, je n'ai reçu aucune demande de démission. Ce sont des départs temporaires dus à la situation », a-t-il précisé.

Tout en traduisant la consternation du gouvernement à la famille de Sakinatou Sana, l'élève de CM2 de Bouro, assassinée, le ministre a annoncé que le chef du gouvernement a donné des instructions au ministre en charge de la Défense et celui de la sécurité pour que les opérations soient davantage renforcées afin de retrouver Issouf Souabou, l'enseignant enlevé, et le ramener sain et sauf dans sa famille.

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