24 Avril 2018

Tunisie: Enfin, le retour en classe...

Les yeux des Tunisiens étaient rivés jusqu'à une heure assez avancée de la journée d'hier sur Hammamet où le sort de leurs enfants se jouait lors de la réunion urgente de la commission administrative nationale de l'Ugtt, réunion qui devait décider de la levée de la grève générale décrétée depuis 7 jours déjà par les enseignants du secondaire et le retour à la table des négociations avec le ministère de l'Education après restitution des notes relatives du premier semestre écoulé aux administrations des lycées et collèges secondaires.

Hier, on s'attendait à ce que les participants aux travaux de la commission administrative nationale répondent par l'affirmative à l'appel qui a été lancé aux professeurs par Youssef Chahed, chef du gouvernement, qui leur a demandé vendredi dernier de «reprendre le dialogue» et s'est engagé en contrepartie «à satisfaire leurs revendications en fonction des possibilités de l'Etat», ce qui revient à dire que le gouvernement est disposé à accorder aux enseignants les augmentations salariales qu'ils exigent mais dans les limites qu'offrent les caisses de l'Etat.

Hier, les observateurs et surtout les parents d'élèves attendaient une réponse favorable à l'intervention-médiation du président de la République Béji Caïd Essebsi qui a appelé, dimanche 22 avril, en recevant le SG de l'Ugtt, «les deux parties, à savoir le ministère de l'Education et la Fédération générale de l'enseignement secondaire, à consentir chacune de sa part, la concession qu'il faut pour que l'on puisse parvenir à la solution que tout le monde attend, à savoir la reprise des cours et le sauvetage effectif de l'année scolaire en cours».

Malheureusement, les travaux de la commission ne se sont pas déroulés comme beaucoup le prévoyaient et les déclarations qui ont précédé le démarrage de la réunion n'ont pas aidé à apaiser les tensions et à rapprocher les positions des deux antagonistes.

Du côté des enseignants, on s'attache bec et ongles à l'initiative lancée dimanche par la Fédération appelant à des négociations «sérieuses et inconditionnelles qui doivent être couronnées par la remise des notes aux administrations des lycées et écoles secondaires».

Pour sa part, le gouvernement campe toujours sur sa position initiale : «D'accord pour les négociations mais à condition que les notes soient immédiatement restituées et que les cours reprennent dans les collèges et lycées».

Et même si certaines parties se sont ingéniées à soutenir que la rencontre d'hier ne pouvait aboutir à la solution tant attendue, on espère toujours, selon des sources bien informées, que les participants à la CA de Hammamet «feront prévaloir la voix de la raison et annoncer la reprise des cours».

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