2 Mai 2018

Ile Maurice: Brian Oxenham - «Nous avons obtenu des permis pour notre brasserie»

La compagnie Oxenham veut opérer une brasserie à Phoenix. Toutefois, des habitants de la région s'y opposent et ont adressé une lettre en ce sens au ministère de l'Environnement et à d'autres organismes. Brian Oxenham, Chief Executive Officer d'Oxenham, s'explique.

Les signataires reprochent à Oxenham de ne pas avoir de permis Environmental Impact Assessment (EIA). Est-ce le cas ?

Nous sommes en train de compléter les procédures administratives. Un consultant en EIA travaille sur notre demande de permis mais nous en avons déjà obtenu d'autres. (Il montre les permis, un par un).

Nous avons reçu l'Operation Permit de la Mauritius Revenue Authority (MRA) pour la fabrication des boissons alcoolisées (qui requiert le feu vert des policiers et des pompiers), le Building Permit et la Trade Licence, délivrés par la municipalité de Vacoas-Phoenix. Nous comptons aussi des permis de diverses autorités gouvernementales pour l'élimination des effluents, des eaux usées et des résidus.

«Cette activité n'aura aucun impact sur l'environnement et ne représente aucun risque pour les habitations»

Quel sera l'impact d'un tel projet sur l'environnement ?

Nous prenons toutes les mesures de précaution appropriées. Cette activité n'aura aucun impact sur l'environnement et ne représente aucun risque pour les habitations qui ont été construites à côté de notre site de production, qui, il faut le souligner, est implanté dans une zone industrielle. Le Fire Certicate a été obtenu il y a quelques semaines.

«La matière première que nous utilisons est entièrement naturelle.»

Quelles mesures de contrôle ont-elles été prises pour les effluents ?

Les deux petites cheminées au-dessus de la salle de brassage servent l'une à l'aération et l'autre à l'évacuation de la vapeur d'eau. Absolument aucun effluent chimique ne sera diffusé dans l'air. La brasserie est une activité agro-industrielle : aucun produit chimique n'est utilisé dans notre production.

La matière première que nous utilisons est entièrement naturelle. La bière est produite par la fermentation du malt houblon. Concernant les résidus du brassage de céréales (la drêche), ils seront récupérés pour être revendus en totalité aux éleveurs d'animaux locaux. La drêche est en forte demande : elle sert à nourrir le bétail. Avant même d'en avoir commencé la production, nous avons été sollicités par de nombreux éleveurs.

«Chaque mois, l'entreprise indépendante SGS effectue une analyse de nos effluents»

Quid des déchets et des eaux usées ?

Des permis ont été octroyés par la Wastewater Management Authority. Deux de nos camions sont dédiés au transport des déchets solides telles les bouteilles cassées au Mare Chicose Sanitary Landfill. Chaque mois, l'entreprise indépendante SGS effectue une analyse de nos effluents, qui est envoyée à la Central Water Authority. À partir de cet audit, les permis sont renouvelés chaque année.

La chaudière ou chauffe-eau est contrôlée et vérifiée annuellement par un ingénieur indépendant, comme le requièrent la loi et le ministère du Travail (Factory Inspectorate). De la fumée «noire» n'est pas recensée. La chaudière est utilisée pour chauffer l'eau dans la fabrication de la bière et pour la laveuse de bouteilles. Cette eau est recyclée par un retour en hotwell, qui se trouve sur le toit, à 6 mètres de haut. C'est conforme aux recommandations légales.

«Les installations sont toujours en cours pour permettre son entrée en opération dans environ six mois»

Les signataires affirment, dans leur lettre, que, selon la loi, on ne peut utiliser un EIA pour un motif autre que celui qui se trouve sur le permis. La demande de l'EIA pour la brasserie a-t-elle été calquée sur le permis déjà octroyé à la distillerie ?

La distillerie opère depuis 1989. Nous sommes conformes à toutes les conditions de la douane, qui émet le Distiller/Bottle Permit. Nous avons fait une demande de permis d'opération pour la brasserie, le 21 novembre 2017. Le permis a été délivré le 30 mars 2018, en accord avec la provision de l'Excise Act. Selon les règlements, les opérations qui ont démarré «prior to the law» (EP Act) ne sont pas dans l'obligation de faire une demande EIA. Elles sont déjà soumises à d'autres réglementations.

À quand la première bière ?

Le projet de brasserie est embryonnaire et les installations sont toujours en cours pour permettre son entrée en opération dans environ six mois. À l'ouverture, la brasserie artisanale opérera à petite échelle, trois fois par semaine. Nous souhaitons exporter dans la région.

Ile Maurice

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