9 Mai 2018

Cote d'Ivoire: Pénurie d'eau à Bouaké - La Banque mondiale décaisse 5 milliards de francs CFA

Depuis quelques mois déjà, les populations de Gbeke éprouvent d'énormes difficultés à se ravitailler en eau potable. C'est justement pour mettre un terme à cette souffrance qui n'a que trop duré, que la Banque mondiale a promis au gouvernement ivoirien, une enveloppe de 5 milliards de francs CFA, en vue de trouver des solutions urgentes à la crise.

L'information a été livrée par Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale en Côte d'Ivoire. C'était ce samedi, au cours d'un entretien à la salle de réunions de la mairie, dans le cadre d'une mission qu'il a conduite dans la zone pour toucher du doigt les réalités sur le terrain. « La situation est grave et sérieuse. On a besoin d'une réponse très urgente. On va prendre des dispositions en interne pour vous aider rapidement avec une réponse très rapide. Notre intervention va se faire dans deux sens.

D'abord aider à gérer la crise tout de suite avec un investissement de 5 milliards de francs CFA. C'est déjà disponible, on va le mettre à votre disposition tout de suite.

Ensuite, on va discuter avec les autorités pour voir comment on peut s'engager avec l'État de Côte d'Ivoire sur le moyen et long termes pour une meilleure gestion des stratégies pour le secteur de l'eau. L'eau est la vie, l'eau est aussi importante pour le développement économique, pour les industries, pour les écoles et pour les services publics », a indiqué Pierre Laporte.

Avant de justifier que ce financement qui est un appui à la solution à court terme pour apporter une réponse immédiate à la pénurie d'eau, va permettre de faire plus de forages afin d'aider les populations à avoir de l'eau potable.

Après la rencontre, la délégation s'est rendue successivement à la Loka, site de traitement d'eau de la ville et à plusieurs endroits de distribution d'eau potable pour s'enquérir des souffrances des populations.

A la Loka, le constat est clair. Le barrage s'est asséché de plus de 15 mètres. L'outil de production ne fonctionne plus. « En plus du phé- nomène de la pluviométrie, les carrières de sable ont favorisé à créer la situation que nous déplorons tous, aujourd'hui. En temps normal, ce sont les bras qui alimentent le barrage.

Mais avec les carrières qui ont été exécutées au niveau du bassin versant, cela constitue des pièges et quand il pleut, au lieu de couler, l'eau est piégée de part et d'autre », a justifié Coulibaly Seydou, directeur technique de l'hydraulique. Quant à Béhibro Fidèle, conseiller technique du ministre des Infrastructures économiques, il a relevé que les fonds de la Banque mondiale vont servir à financer la réponse immédiate de la crise.

« Les forages sont en cours d'exécution, des citernes qui tournent, des unités mobiles de traitement d'eau potable seront installées à Bouaké sous peu. Ce sont ces mesures prises par le gouvernement ivoirien que la Banque mondiale veut nous aider à financer dans l'immédiat. Cependant, on ne s'arrête pas là.

Il y a tout un programme mis en place qui consistera à aller prendre de l'eau sur le Kossou et l'amener à l'unité de production de la Loka. Nous construirons ensuite une usine de production d'eau potable dans la zone », a informé Béhibro Fidèle.

Très heureux de l'annonce faite par Pierre Laporte, Coulibaly Gando, préfet de région intérimaire, a salué cet engagement de la Banque mondiale à voler au secours de ses populations en détresse. Il a rassuré que toutes les dispositions seront prises pour protéger la zone des carrières de sable.

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