11 Mai 2018

Burkina Faso: Délocalisation tournante du Conseil des ministres - «Nous ne sommes pas en campagne politique»

Remis Dandjinou, sur la question de délocaliser les Conseils des ministres dans les régions, a laissé entendre qu'il y a eu des procès d'intention. A l'en croire, la délocalisation a pour unique objectif de rapprocher de temps en temps les acteurs de l'exécutif et les populations des zones qui vivent une situation pas très reluisante.

Cela sera aussi l'occasion pour les citoyens burkinabè d'échanger directement avec les membres de l'exécutif sur la marche du pays. Il estime par ailleurs que contrairement à ce qui se dit, le gouvernement n'est pas en tournée politique.

« Nous ne sommes pas en campagne politique.  Chaque jour, chaque mois, chaque semaine, des ministres sont sur le terrain, est ce qu'ils sont en campagne politique ? La Loi électorale prévoit l'ouverture de la campagne à un moment donné. Est-ce parce que nous ne sommes pas en campagne électorale que les acteurs politiques ne doivent pas aller dans les régions ? Non » a-t-il fait savoir.

Il a surtout précisé qu'il n'a été dit nulle part que le Conseil des ministres sera délocalisé chaque semaine. A l'en croire, il le sera qu'en tenant compte de la pertinence et surtout du coût.

Et sur ce dernier point, il a dit que les coûts seront surveillés parcimonieusement et que le gouvernement est en train de voir quelle méthode appropriée (le bus ou covoiturage) sera utilisée pour le transport des membres du gouvernement.

Panne récurrente des anciennes voitures

L'autre point abordé par le porte-parole du gouvernement a été l'achat des 35 véhicules talismans, des 5 pick-up et des 19 V8 au profit des membres du gouvernement et de certains gouverneurs de régions.

Selon les explications de M. Dandjinou, les anciens véhicules qu'utilisaient les ministres tombaient régulièrement en panne et leur consommation en carburant était élevée. Raison pour laquelle, le gouvernement a décidé d'acquérir des Talismans qui ne consomment « que 7 litres au 100 km ».

« La 407 est un véhicule qui n'est plus produit . Les consommations de la 407 dans la majorité des cas devient plus élevées que celles des V8. Il y a un problème de pertinence et de continuer.

A moins qu'on veuille que les ministres aillent à pied au boulot » a-t-il fait savoir. Concernant les voitures V8, il a laissé entendre qu'elles seront affectées prioritairement à certains gouverneurs de régions qui n'ont plus de véhicules et à certains ministres qui ont une forte mobilité à savoir ceux de la santé et de l'éducation nationale.

Par ailleurs, Remis Dandjinou a évoqué la situation de la réouverture des classes dans le Sahel. Plusieurs écoles avaient été fermées suites aux actions terroristes qui ont visé les enseignants.

Pour lui, les classes seront réouvertes graduellement et va concerner prioritairement les classes d'examens pour que les élèves qui évoluent dans ces classes puissent préparer leurs examens de fin d'année. Aussi, il a indiqué que des mesures ont été prises pour assurer la sécurité dans lesdites zones.

Illégalité du sit-in : « pas de visée politique » selon Séni Ouédraogo

Présent à ce point de presse du gouvernement : le ministre en charge de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Pr Séni Ouédraogo. Il a échangé avec la presse sur la mise en place du Haut Conseil du dialogue social, l'innovation des concours 2018 de la Fonction publique et de l'Assurance maladie universelle. Le débat en cours sur la légalité du sit-in est revenu sur la table.

Le ministre tout en réaffirmant que la décision émane du Conseil d'Etat a exhorté les syndicalistes qui ne sont pas d'accords à « utiliser les voies de droit pour contester » cet avis.

« Si on trouve que le Conseil d'Etat a tout faux, le comité de l'OIT sur les libertés syndicale de l'OIT existe. Il y a aussi le comité des experts et des droits de l'homme qui existent.

Si on estime que l'avis n'est pas conforme au droit de grève, on va les saisir. A leur tour, ils vont demander au gouvernement burkinabè de s'expliquer parce que c'est une de ses institutions qui a donné l'avis. Si nous n'avons pas raisons, ils vont nous tirer les oreilles et on reviendra corriger » a estimé le Pr Ouédraogo.

Infine, il pense que c'est la meilleure manière pour contester toute décision administrative et invite surtout les syndicats à s'y conformer.

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