Congo-Kinshasa: L'OMS juge «élevé» le risque de propagation de l'épidémie d'Ebola

En RDC, des responsables de l'ONU et des hauts fonctionnaires évaluent la réponse contre le virus Ebola lors d'une précédente épidémie en 2014 (archive)

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) juge « élevé » le risque de propagation de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo. Sur la période du 8 au 10 mai, les autorités congolaises font état d'un décès et de onze cas de fièvre hémorragique.

Tous ne sont pas positifs à Ebola : les premières analyses réalisées ont pour l'instant confirmé la présence du virus Ebola chez deux personnes.

Le foyer de l'épidémie se trouve dans la zone de Bikoro, mais il n'a pas encore été précisément localisé. L'OMS a annoncé qu'elle se préparait au « pire des scénarios ».

Selon le directeur du Programme de gestion des situations d'urgence de l'OMS Peter Salama, deux cas supplémentaires supposés d'Ebola auraient été signalés en RDC ce vendredi 11 mai, portant ce chiffre à 34.

2 more suspected #Ebola cases reported today bring the total to 34. Looking forward to arriving in Kinshasa tomorrow with @DrTedros and @MoetiTshidi to work with the #DRC Government and partners to better assess next steps.

Peter Salama (@PeteSalama) May 11, 2018

Dans un bilan précédent, l'OMS faisait était de deux cas confirmés, 18 probables et de 12 autres suspectés.

WHO and partners are scaling-up rapidly the #Ebola response in #DRC.

Latest case count:

2 confirmed cases

18 probable

12 suspected https://t.co/YjcB49SqCI

WHO (@WHO) May 10, 2018

Une équipe de l'Organisation mondiale de la Santé se trouve actuellement à Bikoro, où l'aide humanitaire est en train de se coordonner. Des laboratoires mobiles devraient également être déployés sur place pour prélever et analyser les personnes suspectées d'être contaminées.

Les spécialistes de l'épidémie d'Ebola recommandent de signaler tout cas suspect, d'éviter tout contact physique avec une personne malade ou suspectée de l'être, et surtout, d'organiser des enterrements sécurisés, avec l'aide de personnel formé et équipé, car c'est au moment du décès que les malades d'Ebola sont le plus contagieux.

On sait ce qu'Ebola peut faire. C'est une maladie qui tue, qui peut tuer très vite, qui peut tuer jusqu'à 90% de ceux qui sont infectés.

Donc on sait que c'est essentiel d'arriver vite, de monter une opération rapide, mais aussi robuste, pour essayer de contenir la population du virus. Vous allez vous rappeler que l'année dernière, à peu près au même moment, il y avait une épidémie d'Ebola dans une autre partie de RDC, à Likati.

Et là, on avait réussi à fermer cette épidémie assez rapidement, sans beaucoup de dégâts. Donc on va essayer de faire de la même manière cette fois-ci, mais c'est difficile de faire des prédictions.

Il faut déjà arriver sur le terrain, voir quelle est la situation épidémiologique, quelle est l'ampleur, et puis décider des mesures à prendre pour mettre toutes les chances de notre côté.

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