14 Mai 2018

Madagascar: Crise malgache - L'UA optimiste sur un accord politique

L'organisation panafricaine est convaincue que les différentes parties dans la crise qui secoue le pays depuis trois semaines trouveront une issue heureuse à celle-ci, avec l'aide de la communauté internationale.

« Dans le prolongement de tous ces efforts, Ramtane Lamamra, ambassadeur haut représentant de l'Union africaine, et les autres émissaires de la communauté internationale ont pu obtenir des principales parties malgaches l'ouverture de consultations politiques de haut niveau en vue du rapprochement des points de vue », note l'Union africaine (UA), dans un communiqué. Eu égard à cela, l'organisation continentale estime que les protagonistes devraient aboutir à un « projet d'accord politique devant permettre une évolution sereine et ordonnée vers la tenue de l'élection présidentielle à la date prévue par la Constitution ».

Malgré l'optimisme affiché de l'UA, les députés de l'opposition, qui se sentent négligés dans la médiation au profit des chefs de parti, ont mis en garde les médiateurs. « Tant que vous mettez sur la touche les soixante-treize députés, rien ne sera résolu ici, au contraire, on va renforcer notre manifestation », a lancé la députée Hanitriniaina Razafimanantsoa, durant la manifestation place du 13-mai.

La promulgation, le 11 mai, par le président de la République, Hery Rajaonarimampianina, de trois lois électorales controversées, est à l'origine de la crise actuelle à Madagascar. Les manifestants de la place du 13-mai se sentent notamment offensés par ces lois. « La promulgation des trois lois électorales était une insulte à l'endroit des manifestant du 13-mai », a relevé Hanitriniaina Razafimanantsoa.

La crise politique à Madagascar a commencé après l'adoption de nouvelles lois électorales, jugées partiales par les députés de l'opposition. Le 3 mai, ces parlementaires avaient obtenu partiellement satisfaction, avec l'annulation par la Haute cour constitutionnelle de certaines dispositions controversées de ces textes. Loin de s'arrêter à ce stade, ils ont décidé de poursuivre la mobilisation jusqu'à ce que la plus haute juridiction du pays se prononce sur la demande de destitution du chef de l'Etat qu'ils ont récemment déposée.

Compte tenu de la persistance de la crise, la communauté internationale (ONU, UA, SADC) a dépêché plusieurs médiateurs à Madagascar. Fort malheureusement, les négociations entre l'opposition et le pouvoir sont restées au point mort puisque les soixante-treize députés de l'opposition exigent comme préalable le départ du président Rajaonarimampianina.

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