16 Mai 2018

Burkina Faso: Espaces frontaliers - Les acteurs planchent sur un plan de gestion integrée

Le Programme gestion intégrée des espaces frontaliers (ProGEF) organise, les 15 et 16 mai 2018, un atelier technique pour la planification de ses activités sur la période 2018-2019.

La sécurité et la stabilité dans les zones frontalières constituent un défi majeur pour nombre de pays africains, notamment ceux traversés par le Sahel. Ce challenge a donné naissance au Burkina Faso, au Programme de gestion intégrée des espaces frontaliers (ProGEF) grâce au soutien du ministère fédéral allemand et de l'Union européenne. Pour garantir un succès dans son exécution, les responsables du projet ont convié l'ensemble des acteurs impliqués dans la gestion des frontières à un atelier de validation du deuxième plan opérationnel de la période 2018-2019.

Au nombre des participants, on compte des gouverneurs de régions, des Hauts-commissaires de provinces, des maires de collectivités, des représentants d'organisations de la société civile, des agents des douanes et de la police nationale. Selon le Conseiller technique principal du projet, Stephan Voss, l'atelier permettra aux participants, entre autres, de faire le bilan de la mise en œuvre du premier plan opérationnel (juin 2017-mai 2018), de définir, par résultats de champs d'actions, les cibles et les activités à conduire au cours de la période allant de juin 2018 à décembre 2019, identifier les structures responsables et de proposer le chronogramme d'exécution.

De l'avis de l'expert allemand, le ProGEF a une vision à double approche, prenant en compte la sécurité et la stabilité mais également l'amélioration des conditions de vie des populations dans les espaces proches des frontières. A l'ouverture des travaux, le Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Administration territoriale et de la décentralisation chargé de la décentralisation, Alfred Gouba, a traduit la reconnaissance du gouvernement burkinabè aux donateurs, l'Allemagne et l'Union européenne, pour leurs appuis à la mise en œuvre de ce projet d'intérêt « majeur ». Se félicitant des acquis engrangés en une année d'existence, M. Gouba a exhorté les acteurs à s'investir intégralement dans l'exécution du projet.

« Le plan opérationnel se veut un contrat d'objectifs dont la réalisation repose sur une démarche de mobilisation de l'ensemble des acteurs engagés dans l'exécution solidaire des résultats attendus », a-t-il dit, faisant observer que cette rencontre de planification des actions intervient dans un contexte marqué par la recrudescence des attaques terroristes sur le territoire national. Pour la Secrétaire permanente de la Commission nationale des frontières, cet atelier va contribuer à une meilleure gestion des espaces frontaliers au Burkina Faso dans la mesure où il s'inscrit dans une démarche participative.

Beyon Romain NEBIE

nbeyonromain@yahoo.fr

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