17 Mai 2018

Tunisie: Un frein pour le rendement professionnel

Echec professionnel cuisant

Riadh N., fonctionnaire de l'Etat, a mené un parcours professionnel qui tend à l'essouffler psychologiquement et qui commence à tanguer. Lui qui frôle la cinquantaine n'attend plus que les dernières années à vivre professionnellement avant de raccrocher et oublier ses amères déceptions. «J'exerce en tant que salarié depuis 1994 soit durant près de vingt-cinq ans. Ma carrière a connu une évolution modeste avec peu de promotions à la clé. Une seule en 2011 par l'intermédiaire d'une indemnité de responsabilité vaillamment acquise. Les années suivantes, je désespérais d'obtenir une promotion au titre de chef de section qui m'aurait gratifié d'une augmentation brute d'une centaine de dinars sur le salaire. Une chose que je n'ai jamais obtenue jusqu'à aujourd'hui.

Je me suis décidé alors à terminer mon parcours professionnel loin des services administratifs en me penchant sur le comptoir commercial qui me gratifie d'une commission. Malgré la flexibilité horaire plus souple que celle que j'entrevois à l'administration, je suis dépité. Je n'ai pas connu d'évolution verticale ou diagonale à même de répondre à certaines aspirations en matière de qualité de vie. J'ai même dû vendre ma voiture pour répondre aux besoins financiers de mon ménage. J'ai ressenti au cours de ces longues années un sentiment d'inutilité avec un travail sommaire et peu productif».

L'ennui au travail a fait plonger ce fonctionnaire qui a cumulé les arrêts pour maladie psychiatrique et les reprises de service. Il a finalement deviné qu'il a vécu le burn-out sans le savoir et aurait pu être congédié de son poste sous d'autres cieux ou poussé à la démission... En France, pas plus tard que la semaine dernière, une affaire a secoué le milieu professionnel. Un homme ayant exercé dans une société qui vend des produits de luxe s'est vu confisquer de nombreux dossiers et a subi une mise au placard abusive de la part de ses employeurs avant d' être poussé vers la sortie. N'ayant plus rien à faire, il a démissionné mais il a gagné un procès qui lui a permis d'être indemnisé à hauteur de cinquante mille euros (l'équivalent de cent cinquante mille dinars). Ce cas peut-il faire école en matière de jurisprudence en Tunisie un jour ? Qui vivra verra.

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