17 Mai 2018

Afrique: Championnats d'Afrique d'athlètisme à Asaba (1er au 5 aout) - La CAA fait sa mue, le Nigeria bande ses muscles

Un événement d'un standing international ! C'est ce que prévoit l'Etat du Delta du Nigeria dont la ville d'Asaba va accueillir la 21ème édition des championnats d'Afrique d'athlétisme du 1er au 5 août prochain.

Face à la presse hier, mercredi 16 mai, le tout nouveau directeur général de la Confédération africaine d'athlétisme (CAA), le Sénégalais Lamine Faty est largement revenu sur la situation de l'athlétisme africain notamment, les nouvelles réformes qui sont calquées sur l'instance faîtière, l'IAAF.

Que les athlètes africains qui souhaitent prendre part à la coupe continentale prévue dans la ville tchèque d'Ostrava se le tiennent pour dit ! Ils ont l'obligation de prendre part aux prochains championnats d'Afrique prévu du 1er au 5 août prochain, pour faire partie de cette équipe africaine.

C'est une façon pour le CAA d'éviter des défections comme ce fut le cas lors de l'avant-dernière édition à Marrakech en 2014. L'absence la plus remarquée était celle de la sprinteuse nigériane Blessing Okagbare. Blessure diplomatique ou boycott ! Mystère et boule de gomme.

Face à la presse hier, mercredi 16 mai, Lamine Faty passé de Secrétaire général à Directeur gé- néral de la CAA a d'emblée rappelé que «ces championnats seront qualificatifs à la coupe du monde d'Ostrava. Selon les nouvelles dispositions de la CAA, tout athlète qui ne prendra par part à ces joutes continentales ne pourra pas participer à la coupe du monde».

LE NIGERIA VEUT MARQUER LES ESPRITS

Organiser des championnats d'Afrique d'athlétisme n'est pas donné à n'importe quel pays. Au Nigéria, les autorités de l'Etat du Delta veulent démontrer à la face du monde qu'elles sont capables même d'accueillir des championnats du monde. Hôte de la 21ème édition après Durban en 2016, la ville d'Asaba étale déjà sa capacité et ne lésine pas sur les moyens.

Alors que cinq hôtels suffisent largement, l'Etat du Delta a présenté 20 hôtels aux inspecteurs de la CAA venus tâter le pouls. Selon Lamine Faty, «la CAA en a visité 5 qui offrent toutes les garanties d'un hébergement de qualité pour cette compétition et a choisi un hôtel des athlètes».

Mais la grande innovation confie M. Faty, c'est le «Delegates Registration meeting». «Tous les dé- légués doivent confirmer la liste de leurs athlètes lors d'une ré- union qui permettra d'avoir une idée exacte du nombre d'athlètes», confie le directeur général de la CAA.

La deuxième grande innovation nigériane, c'est l'octroi de billets pour tous les délégués lors de cette réunion. Mieux, l'Etat du Delta a également mis sur la table une «contribution financière d'une valeur de 2000 dollars par pays», souligne Lamine Faty ; qui s'est empressé de préciser que «pour bénéficier de cette somme qui sera payée cash, il faut inscrire au minimum 4 athlètes et garantir leur participation effective».

La dernière innovation qui pourrait, si elle est entérinée, attirer davantage d'athlètes dans les joutes continentales, c'est la trouvaille de Frankie Fredericks : le système de prize money. Toutefois, il faut relever que même si, les membres de la CAA approuvent ce principe «salvateur», la mesure reste suspendue pour approfondir les discussions.

Les camarades de Kalkaba Malboum voudraient surtout éviter que ce système ne soit un fardeau devant dissuader d'autres pays à s'engager pour organiser les championnats d'Afrique. Mais les autorités du Delta (Nigeria) sont déjà disposées à l'appliquer. A noter que la compétition va se dérouler sur un stade réhabilité à 97 % d'où, la nécessité d'un match test

LE GALA, PANTHEON DE L'ATHLETISME

Institué en 2000 à Addis-Abeba, avec une réussite totale, dixit Lamine Faty, même si Porto Novo (Benin), n'a pas répondu à toutes les attentes. La CAA entend remettre ça et mettant le paquet pour l'ensemble des athlètes en activités ou pas sur la décennie 2008-2018.

Les lauréats de ce gala considéré comme le Panthéon de l'athlétisme africain, doivent établir des records du monde ou avoir été champions du monde, champions olympiques. Ce qui ré- duit encore le nombre. Parce que selon Lamine Faty, seuls 10 athlètes remplissent les critères susmentionnés

SEUL LE PRESIDENT ELU PAR LE CONGRES

La nouvelle stratégie de la CAA consiste aussi à décentraliser les efforts de développement vers les continents en accord avec l'IAAF. D'où la création de quatre centres de formation Naïrobi (pour les anglophones), Dakar (pour les francophones), Lisbonne déplacé à Dakar en attendant de désigner un pays lusophone (Angola, Mozambique etc.) et le Caire (pour les arabophones).

Dans ce changement de formulation, la CAA entend aussi privilégier l'expertise africaine mais, en «toute objectivité», précise Lamine Faty. Dans le souci d'aligner les statuts de la CAA à ceux de l'IAAF, un comité électoral de deux membres totalement indépendants a été créé.

Ainsi, l'élection du président de l'instance africaine d'athlétisme se fera par le congrès. Alors que tous les autres membres seront élus lors des assises régionales, a annoncé son directeur général, Lamine Faty. Cette décision a été prise lors des assises de Skhirat (Maroc) le 9 octobre dernier.

"Il a été décidé de n'élire que le président lors du congrès", a précisé Lamine Faty. Mieux, un des 6 viceprésidents de la CAA issus de cinq régions (Nord, Ouest, Centre, Est, Australe) sera également une femme.

Sans occulter la commission des athlètes et le Directeur général élu ex officio. Ce qui fait un total de 18 membres qui siè- gent au Conseil de la CAA.

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