18 Mai 2018

Cameroun: Hypertension artérielle - Environ 35% de la population concernée

Les chiffres de la Fondation camerounaise du cœur montrent que plusieurs camerounais sont touchés par cette maladie.

Le 17 mai était Journée mondiale contre l'hypertension artérielle. Hier donc, l'unité de cardiologie de l'hôpital central de Yaoundé était pleine à craquer. Parmi les malades, plusieurs sont là pour un problème d'hypertension artérielle. Samuel Tanmen est à son second rendez-vous.

« J'avais des signes annonciateurs d'hypertension depuis plusieurs années sans savoir. J'avais notamment une extrême fatigue, le saignement du nez, des troubles visuels. Je me disais que c'était les signes de la vieillesse. Le mois passé, j'ai perdu connaissance suite à la fatigue et aux douleurs musculaires. C'est une fois à l'hôpital que mon diagnostic est tombé », explique-t-il.

« Depuis un mois j'ai été mis sous traitement, et au lieu de me soulager, les médicaments provoquent des effets secondaires en moi, comme l'excès de sudation, les vertiges. Je suis venu voir mon médecin pour essayer de comprendre ce qui ne va pas » poursuit- il.

Comme lui, plusieurs autres malades sont là. Soit pour des rendez-vous, soit pour expliquer au médecin, les difficultés quotidiennes, ou encore se faire prescrire un générique à cause du coût du médicament prescrit. C'est que cette maladie est un vrai problème de santé publique.

Selon le Dr. Franck Kouam, membre de la Fondation camerounaise du cœur, l'hypertension artérielle est une maladie cardiovasculaire qui se caractérise par une pression artérielle trop élevée. Selon le spécialiste, c'est une pathologie qui évolue sans signes particuliers, excepté ceux qui annoncent déjà une complication.

C'est pourquoi elle est classée au rang des maladies appelées « tueuses silencieuses ». Au Cameroun, les statistiques relatives à l'hypertension artérielle dévoilée par la Fondation camerounaise du cœur sont inquiétantes. En effet, 35% de la population adulte souffre d'hypertension artérielle et plus de 17 000 d'entre eux meurent chaque année.

Pourtant, l'Etat et ses nombreux partenaires sont engagés dans la lutte contre cette maladie. Les responsables au ministère de la Santé publique, font savoir que l'Etat a mis à la disposition des patients hypertendus, un personnel suffisamment qualifié en la matière et un plateau technique complet pour assurer leur prise en charge.

Il revient à chaque malade une fois consulté, d'acquérir ses médicaments et de bien suivre les prescriptions du médecin, explique les spécialités. A l'Hôpital central de Yaoundé, Dr. Claris Ebeni, cardiologue, déclare que la prise en charge des hypertendus se fait en fonction du type d'hypertension.

Celui-ci peut être aiguë ou chronique. Cependant, dit-elle, l'absence de moyens pour payer l'hospitalisation est un réel problème chez certains malades.

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