21 Mai 2018

Burkina Faso: Commune de Ouagadougou - Un projet pour désengorger le centre-ville

L'Assemblée nationale a adopté quatre projets de loi portant ratification de prêts et de dons entre le Burkina Faso et des partenaires techniques et financiers pour le financement de plusieurs programmes liés à l'appui des collectivités territoriales au développement de la ville de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso et à la réalisation d'infrastructures routières.

C'est le texte de loi portant autorisation de ratification de l'accord de don conclu entre le Burkina Faso et l'Association internationale de développement pour le financement additionnel du Programme d'appui aux collectivités territoriales (PACT) qui a été le premier à être passé à la loupe et adopté par les 87 députés votants du jour, le lundi 21 mai 2018.

L'objectif de ce projet de texte, à entendre le rapporteur, Ladji Coulibaly, de la Commission des affaires étrangères et des Burkinabè de l'étranger (CAEBE), est de renforcer les capacités de l'administration en matière de décentralisation ainsi que les capacités institutionnelles des communes.

Ce projet prévu s'exécuter de janvier 2018 à décembre 2021 est évalué à un coût total de 70 millions de dollars dont 60 millions de dollars sous forme de don de l'Association internationale de développement (IDA) et 10 millions de dollars attendus de l'Etat au titre de la contrepartie nationale.

A entendre, le député Ladji Coulibaly, les bénéficiaires directs du PACT, qui est à sa phase additionnelle et couvre les 13 régions, sont les administrations centrales, communales, régionales et les citoyens. Beaucoup de députés ont exprimé des préoccupations liées à la prise en compte par le programme de la question des dépenses en personnel des communes qui n'arrivent pas à payer leurs agents.

Le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Sawadogo, a rassuré que cette question a été prise en compte au niveau du gouvernement qui entend trouver une solution à la situation.

Pour lui, en dehors des communes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, le budget de plusieurs municipalités n'arrivent pas à couvrir les dépenses en personnel et en fonctionnement en vue de dégager une marge d'investissement.

C'est pourquoi, à entendre le ministre Sawadogo, le gouvernement a déjà décidé d'apporter une subvention de 1 milliard 600 millions de FCFA à ces communes pour payer les salaires et les indemnités de leurs agents.

Désenclaver les quartiers périphériques de Ouagadougou

Il a ajouté que le recensement des communes se trouvant dans cette situation se poursuit et le gouvernement aura besoin, d'une manière générale, de 9 milliards de F CFA pour régler la situation.

Le deuxième projet de texte de ratification adopté par les députés a été celui relatif à l'accord de prêt conclu entre le Burkina Faso et l'Agence française de développement (AFD) pour le financement du Projet de développement durable de Ouagadougou, phase 2 (PDDO 2).

La finalité de ce projet de développement durable de la capitale, selon la CAEBE, est d'accompagner et d'intensifier un développement territorial équilibré de la commune de Ouagadougou en favorisant la mobilité et l'émergence des pôles de centralités secondaires.

Il permettra, a en croire la commission, le désenclavement des quartiers périphériques et l'amélioration des conditions de vie des habitants par l'aménagement de voiries structurantes ainsi que le développement de quartiers ayant vocation à devenir des centralités secondaires dans un effort de déconcentration de la ville. L

a création de ces pôles de centralités secondaires va consister, de l'avis du ministre Sawadogo, à la construction d'écoles primaires, secondaires et d'universités dans des quartiers périphériques pour éviter le déplacement massif vers le centre-ville. Le coût total du projet, dont l'exécution est prévue de 2017 à 2021, est estimé à 52 milliards 476 millions 560 mille F CFA.

Le troisième projet de loi adopté est relatif à l'accord de prêt conclu entre le Burkina Faso et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) pour le financement partiel de la tranche prioritaire du programme d'entretien routier 2017-2019 du Burkina Faso.

L'objectif de ce programme, à en croire la CAEBE, est d'assurer le développement et la pérennité du réseau routier du Burkina Faso à l'effet de soutenir la croissance économique.

Ce programme, d'un coût total de 33,954 milliards de F CFA, permettra concrètement l'entretien périodique des routes bitumées Ouagadougou-Kougoussi et Sakoinsé-Koudougou ainsi que des travaux d'aménagement de voies urbaines à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

Le dernier projet de loi de ratification porte sur les accords de prêt entre le pays des Hommes intègres et la Banque africaine de développement (BAD) pour le financement du projet de renforcement de la route communautaire CU2a section Gounghin-Fada N'Gourma-Pièga-Frontière du Niger.

Il s'agit à travers ce prêt, de contribuer au désenclavement des régions de l'Est et du Centre-Est. D'un coût global de 125,75 milliards de F CFA, ce projet est prévu pour une exécution de cinq ans.

Burkina Faso

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