21 Mai 2018

Ile Maurice: Affaire Michaela Harte - Les défendeurs donnent la réplique à Treebhoowon

Dans le sillage de la plainte déposée par Avinash Treebhoowon dans l'affaire Michaela Harte, les défendeurs ont finalement donné la réplique. Même s'ils avaient demandé un renvoi pour communiquer leur défense.

Ces défendeurs sont l'Etat, le commissaire de police (CP), l'ex assistant CP Soopun et les policiers de la Major Crime Investigation Team (MCIT), le chef inspecteur Luciano Gérard, l'inspecteur Ranjitsingh Jokhoo, le constable Manoovaloo ainsi que Raj Theekoye.

Par le biais de Me Sanjeev Teeluckdharry, Avinash Treebhoowon réclame des dommages de Rs 75 millions à l'Etat et aux personnes susmentionnées, conjointement.

Les défendeurs sont d'avis que la cour doit rejeter la plainte du plaignant. «The plaint discloses no cause of action... » a dit Me Angad, Acting Principal State Attorney, qui représente les défendeurs.

Avinash Treebhoowon, ancien employé de l'ex-Legends Hotel, avait été arrêté par les défendeurs. Acquitté en juillet 2012, il avait passé 18 mois en prison. «Cette arrestation, qui n'était pas basée sur une 'reasonable suspicion', est injuste et arbitraire. D'autant plus que les défendeurs ont induit la population en erreur, alléguant qu'ils ont obtenu des preuves d'ADN et des vidéos du CCTV qui sont liées à moi», avait-il argué.

Jour du crime

Or les défendeurs, confirment qu'il avait été arrêté mais expliquent qu'un foul play était suspecté après que le corps de l'Irlandaise avait été retrouvé dans sa chambre d'hôtel. «La police a agi avec diligence en procédant à l'arrestation du suspect afin qu'il soit sous contrôle judiciaire», avancent-ils dans leur plainte.

Pour eux, il est faux de dire que la police a pris du temps pour compléter l'enquête. «Une enquête judiciaire avait avant tout été initiée et la cour était satisfaite avec la détention prolongée du suspect.» Il n'est pas question de verser ladite somme au plaignant.

Ils sont également revenus sur le jour du crime. Ils racontent que plusieurs objets ont été retrouvés dans la chambre d'hôtel de la victime

«The body of the victim was found lying on the floor near the steps leading to the bathroom and the sliding door was closed», répliquent-ils à Avinash Treebhoowon, qui avait, quant à lui, soutenu, qu'aucun relevé d'empreintes n'avait été fait, dans la chambre ni sur les objets de la pièce, dans laquelle la touriste irlandaise avait été retrouvée morte.

Or, pour les défendeurs, de la boue qui avait été retrouvée sur le drap avait été envoyée au Forensic Science Laboratory (FSL). «The police also dusted for fingerprints... a sample of the water from the bathtub was collected and sent to the laboratory for examination.

Torture

Avinash Treebhoowon estime que ces policiers ont lamentablement failli. Mais les défendeurs ont démenti ses propos. «La police n'a nullement failli dans l'exercice de l'enquête car on maintient que des prélevés ont été faits», répliquent-ils.

Pour rappel, le 10 janvier 2011, sous les instructions de Sandip Moonea, ancien supervising officer de l'hôtel, Avinash Treebhoowon avait nettoyé neuf chambres, dont la 1025, dans l'après-midi. L'ancien principal suspect dans l'affaire Harte allègue non seulement d'avoir été torturé mais aussi avoir été menacé par une arme à feu par l'ex ACP Soopun. Pour le plaignant, ce sont l'ex ACP Soopun, le chef inspecteur Luciano et Ranjitsingh Jokhoo qui ont poussé Raj Theekoye à loger une charge de «conspiracy to commit murder».

L'habitant de l'Amaury indique n'avoir pu décrocher d'emploi, à cause de ce procès pris devant la cour d'assises, bien qu'il soit acquitté depuis bientôt quatre ans. «C'est une arrestation arbitraire et mon client a fait l'objet d'une torture barbare et d'une humiliation qui constitue une faute grave», poursuit son homme de loi

Il estime que les actes de torture ont provoqué un traumatisme moral et ont causé des préjudices à l'encontre du chômeur. Il demande donc que des dommages de Rs 75 millions soient versés au jeune homme.

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