22 Mai 2018

Congo-Kinshasa: A l'instar de la consultation référendaire au Burundi - Célestin Tunda invite le peuple congolais à se prendre en charge

Les Burundais viennent de dire tout haut un grand "oui" pour la révision de la Constitution dans leur pays. Et, principalement, sur le point saillant de la limitation du nombre de mandats présidentiels.

C'est par une victoire plus qu'écrasante de 73% dans une consultation référendaire que le souverain primaire de ce pays d'Afrique Centrale a exprimé son souhait d'apporter certaines modifications à sa Constitution.

Cet exercice qui se fait de plus en plus répétitif dans quelques pays africains ne saurait laisser bouche bée l'intellectuel congolais qui traverse, pour sa part, une situation similaire. Afin de dresser un pont lucide et d'établir un marquage clair par rapport à ce chamboulement des textes et des idées, l'avis d'un spécialiste en la matière serait une lanterne lumineuse pour mieux appréhender les faits.

Célestin Tunda ya Kasende, expert des Grands-lacs, maîtrisant scrupuleusement la sphère géopolitique et spécialiste du droit public international, a poussé un peu plus loin les analyses qu'il avait projeté auparavant sur cette affaire de la révision constitutionnelle. Prenant d'assaut le parallélisme de cette situation entre ces pays qui ont fait cavalier seul et la République Démocratique du Congo, Me Tunda a lâché sous des propos de regret, le fait que ce grand pays au cœur de l'Afrique continue d'agir sous les pulsions des puissances mondiales, frivoles de la réalité congolaise.

Face à de nombreux défis importants notamment, d'ordre sécuritaire dont ces mêmes puissances sont à la base des multiples animosités sur le territoire national, il estime que le congolais doit prendre son destin en main, ne serait-ce que pour le bien de sa propre progéniture. Il est convaincu, pour sa part, que la stabilité d'un Etat et même la survie d'un peuple prévalent sur toutes les autres considérations, quelles qu'elles soient. D'où, le cas de la révolte des pays du Maghreb.

Ce qui est sûr, au Burundi, la gestion de la chose publique avance sur des rails prometteurs. Pour lui, en effet, il s'avère important de signaler, pendant la consultation référendaire, la présence des observateurs nonobstant les arrangements d'Arusha, accord avalisé par la Communauté Internationale. Il félicite, par conséquent, tous ces peuples qui ont décidé de s'assumer, mettant en avant-plan les intérêts de leur pays, en l'occurrence le Rwanda et le Tchad. La souveraineté doit être exercée par chaque pays et chaque peuple, a-t-il insisté.

Congo-Kinshasa

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