23 Mai 2018

Burkina Faso: Grève du SYNTHSA - Le service minimum est assuré dans des hôpitaux

Une délégation du ministère de la Santé, conduite par le directeur de cabinet du chef du département, Landry Huges Hien, a visité trois centres de santé, le mercredi 23 mai 2018 à Ouagadougou. A ce premier jour de grève de 48h entamé par le Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSGHA), les visiteurs ont constaté sur le terrain l'effectivité du service minimum.

Le Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSGHA) a entamé une grève de 48 heures depuis hier, 23 mai 2018. Pour assurer la continuité du service dans les centres de santé, les autorités sanitaires ont pris des dispositions. Elles ont fait appel, en plus de la réquisition, au personnel de santé des forces armées nationales, des stagiaires et des volontaires.

Et, pour constater l'effectivité du service minimum sur le terrain, le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Landry Huges Hien, accompagné d'une délégation du département, s'est rendu dans trois structures sanitaires à Ouagadougou.

Au Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo (CHU-YO), l'équipe a visité les services des urgences médicales et de la maternité. Là-bas, des femmes en travail, occupaient la plupart des tables d'accouchement, dans les boxes.

Elles avaient à leurs côtés, des agents de santé. Une équipe dirigée par le Pr Ali Ouédraogo, chef du service d'obstétrique, composée d'une sage- femme, des médecins en spécialisation, des stagiaires de l'Ecole nationale de santé publique.

L'une d'elles, venait d'être délivrée, amenant le nombre de nouveau-nés à deux depuis 6 heures. Ce chiffre a été revu à la hausse. Car, 30 minutes après le départ des visiteurs du jour, l'équipe a débuté une césarienne.

Aux urgences médicales, c'est le décor habituel. Des malades alités recevant des soins, d'autres toujours couchés au sol dans les couloirs et des nouveaux arrivants. Le major Sitafa Konaté confirme l'effectivité du service minimum.

A l'hôpital du district de Bogodogo, au secteur n°30, aux services des urgences, le service minimum est assuré. Dans la salle d'accueil, une équipe d'agents échange avec des patients.

Au box numéro 3, un malade alité reçoit des soins. En cette matinée, le chef des urgences, Dr Salifou Napon a enregistré cinq patients entre 8h et 10h.

Appuyé par deux médecins militaires, Dr Napon et ses «éléments» travaillent sans difficultés majeures. A la pédiatrie, le même service minimum est assuré et les enfants reçoivent des soins. Sur un des lits d'hospitalisation, un nouveau-né de 48 heures y est couché.

Arrivé la veille, mardi 22 mai, aux environs de 11h, il est assisté par son père et sa grand-mère, Pascaline Ouédraogo. «A notre arrivée, nous avons reçu des soins.

Ce matin, mon petit-fils en a encore bénéficié grâce à l'équipe en place», a-t-elle confié. D'un air soulagé, elle se demande quel calvaire elle allait vivre, si le service minimum n'était pas assuré. Après Yalgado, Landry Hugues Hien et son équipe se sont rendus au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Pissy.

L'appui des stagiaires

A l'entrée du service, un homme de 42 ans est couché sur une banquette en ciment. Il s'appelle Michel Ouédraogo, un habitant de Saonré, un quartier à la sortie Sud-Ouest de Ouagadougou. Sous perfusion, il se tordait de douleurs et bougeait dans tous les sens. Selon, son frère, Jean-Marie Ouédraogo, il a été référé dans ce CMA par le centre de santé, Rydwane.

«Sa perfusion a été placée à Rydwane. J'ignorais que le syndicat des travailleurs de la santé était en grève. Je viens d'avoir l'information», a-t-il dit. «Ici, c'est vraiment le service minimum et nous faisons ce que nous pouvons», a confié, le chef de services des urgences Dr Bertille Sawadogo.

Avec trois médecins présents, elle dit avoir en plus, l'appui des stagiaires, deux infirmières volontaires dans son équipe. Dans ces trois centres de santé, le directeur de cabinet a fait le même constat. Les malades ne sont pas seuls. Ils sont assistés par des agents de santé.

A chaque passage, M. Hien a salué le courage des agents qui étaient à la tâche. «Nous sommes venus pour encourager pour le travail que vous abattez malgré les difficultés inhérentes aux conditions de travail», a-t-il dit. Quant aux responsables du syndicat, il les a invités à revenir sur la table des négociations.

«Le SYNTSHA est allé en grève, malgré les négociations. Le dialogue n'a pas été rompu. Nous les invitons à revenir pour qu'ensemble, nous trouvions une issue heureuse à leurs revendications», a lancé le directeur de cabinet du ministre de la Santé.

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