25 Mai 2018

Cote d'Ivoire: Pénurie d'eau à Bouaké - La mise en service des unités prévue dans un mois

Après que la délégation ministérielle, qui avait à ses côtés Sunil Mathrani, de la Banque mondiale, a quitté l'aéroport Alassane Ouattara de Bouaké, elle s'est rendue sur la rivière de Gonfréville.

Sur instruction du Président de la République, Alassane Ouattara, le gouvernement sous la houlette du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, réalise en ce moment d'importants travaux d'urgence en vue de solutionner, pour le moins en partie, la pénurie d'eau qui prive une bonne partie des populations de Bouaké et celles de certaines localités de la région de Gbêkê (Sakassou, Botro, Diabo, Brobo et 120 villages) qui étaient connectés, sur le réseau de distribution d'eau potable de la Société de distribution d'eau de Côte d'Ivoire (Sodeci).

Il s'agit, entre autres, des travaux en vue de l'installation de deux unités mobiles de traitement d'eau sur les bords du lac de Gonfréville et de la rivière du Kan, de la construction d'une vingtaine de forages. C'est donc pour s'enquérir de la bonne exécution de ces travaux et rassurer les populations que le Dr Amédé Koffi Kouakou, ministre des Infrastructures économiques et Amadou Koné, ministre des Transports, par ailleurs natif de Bouaké, ont visité, le 24 mai, les différents chantiers.

Unité mobile de traitement d'eau

Après que la délégation ministérielle, qui avait à ses côtés Sunil Mathrani, de la Banque mondiale, a quitté l'aéroport Alassane Ouattara de Bouaké, elle s'est rendue sur la rivière de Gonfréville. Où elle a fait l'heureux constat que les employés de l'entreprise chargés de l'exécution des travaux de l'unité mobile de traitement d'eau sont bel et bien à la tâche, de jour comme de nuit. À l'aide d'une carte de la ville de Bouaké, le ministre des Infrastructures économiques et certains de ses collaborateurs ont expliqué, dans les moindres détails, l'impact de la mise en service de l'unité sur le quotidien des populations.

De prime abord, le Dr Amédé Koffi Kouakou a tenu à faire comprendre aux autorités locales et aux populations représentées par les chefs traditionnels et de communautés que ces travaux d'urgence ont pour but de soulager, dans un premier temps, les populations qui souffrent de l'absence d'eau depuis plus d'un mois. « Avec l'installation de cette unité mobile de traitement d'eau, nous allons produire 6 000 m3 d'eau par jour.

Avec une telle production, les quartiers comme Gonfréville, Beau-fort, etc. auront à nouveau de l'eau dans leurs robinets », a-t-il assuré. Avec cette bonne nouvelle, le ministre Amadou Koné a voulu savoir la date de la fin des travaux et de la mise en fonctionnement de l'unité mobile de traitement d'eau. « Nous pensons que, courant le mois de juin, cette unité mobile sera mise en service pour le bonheur des populations », a révélé Fidèle Béhibro, conseiller technique en charge de l'hydraulique au ministère des Infrastructures économiques.

Des forages réalisés

Rassuré, le cortège a ensuite mis le cap sur Djanmourou. Dans ce quartier populaire de Bouaké, il a été réalisé trois forages. « Messieurs les ministres, dans ce quartier, nous avons pu réaliser trois forages. Pour ce forage, nous sommes allés jusqu'à 89 mètres du sous-sol pour avoir l'eau », a précisé, Coulibaly Seydou, directeur territorial de l'hydraulique de la région de Gbêkê. « Avec ces trois forages, nous allons pomper 660 m3 d'eau par jour. Ce qui va nous permettre de soulager les habitants des quartiers Dar-Es-Salam II et Kamonoukro », a-t-il dit. Non sans préciser que les habitants du quartier Djanmourou-Liberté qui abrite ces forages, ont de l'eau depuis belle lurette. « Vous avez vu qu'il y a une conduite de refoulement d'eau dont les travaux sont en cours. Ce qui va nous permettre de rattraper les conduits d'eau de la Sodeci qui sont en hauteur et ainsi nous pourrons desservir comme, je l'ai dit, les quartiers Dar-Es-Salam II et Kamonoukro, qui sont des quartiers situés en hauteur », a-t-il expliqué.

A en croire le directeur territorial de l'hydraulique de la région de Gbêkê, « à ce jour, il y a au total 13 forages qui ont été réalisés. « Sur les 13 forages déjà réalisés, deux l'ont été à Sakassou et deux autres à Botro », a-t-il révélé. Mais le ministre des Infrastructures économiques qui juge les 13 forages, insuffisants, ambitionne d'en réaliser au total une vingtaine dans toute la région.

Inquiétude de la Banque mondiale

Pour le fonctionnement effectif des forages déjà réalisés, les collaborateurs du ministre des Infrastructures économiques ont donné la date du 16 juin prochain. Un délai qui a inquiété le représentant de la Banque mondiale qui finance ces projets d'urgences à hauteur de 5 milliards de FCfa. « Un mois ? C'est trop long ! Qu'est-ce qui vous empêche d'aller un peu plus vite ? », a-t-il interpellé.

Pour justifier ce délai, les collaborateurs du ministre diront que les forages sont alimentés avec le courant électrique. Et que les travaux d'électricité sont en cours. « Sinon, nous raccordons trois forages par semaine », s'est empressé de souligner le conseiller technique en charge de l'hydraulique. Malgré tout, la délégation ministérielle est repartie satisfaite de la bonne exécution des travaux dans les délais et que d'ici peu, la grande majorité des populations de la région de Gbêkê retrouveront le sourire d'avoir l'eau qui coule en abondance dans leurs robinets.

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