25 Mai 2018

Sénégal: Compétitivité de l'économie sénégalaise - Des acteurs pour une approche globale de la mobilité urbaine

Les défis actuels de la mobilité urbaine imposent de nouvelles stratégies de prise en charge de cette problématique pour une économie compétitive.

C'est tout l'intérêt de la tenue, mardi dernier, à Dakar, du forum sur la politique de mobilité et d'accessibilité durables dans les villes sénégalaises, organisé par le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud).

L'Afrique enregistre un accroissement de taux d'urbanisation des plus élevés du monde. En 2010, il était de 39%. Selon les prévisions, il va se situer à 60% en 2050. Le Sénégal n'échappe pas à la règle. En 1990, Dakar comptait 1, 5 million d'habitants. Les projections sont estimées à 5 millions à l'horizon 2030. Cela va accentuer les pressions sur les services urbains parmi lesquels la mobilité urbaine, a déclaré Ibou Diouf, responsable du Programme politique de transport en Afrique (Ssatp). Il s'exprimait, hier, à l'ouverture du forum sur la politique de mobilité et d'accessibilité durables dans les villes sénégalaises.

Cette rencontre initiée par le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud), en partenariat avec le Ssatp, intervient six mois après les Assises nationale sur la mobilité tenues en décembre 2017. Pour M. Diouf, la mobilité urbaine sera au centre des préoccupations.

Toutefois, a-t-il relevé, « l'urbanisation n'est pas un handicap mais plutôt une opportunité ». « Pour maîtriser l'urbanisation et donner aux villes la chance de porter la croissance dans nos pays, a expliqué le responsable du Ssatp, il faut que celles-ci aient une taille critique pour atteindre une économie d'échelle et que les services soient efficaces et efficients pour soutenir une productivité de l'économie urbaine ».

Pour y arriver, il estime que cela doit passer par la mise à jour de l'environnement institutionnel et juridique, par l'intégration de la planification de l'occupation du sol et celle des systèmes de transports, l'intermodalité, la participation citoyenne dans la gestion de la mobilité, l'anticipation sur la planification dans les villes secondaires et le financement.

Pour le cas de Dakar, Ibou Diouf affirme qu'il « se porte en exemple dans l'anticipation, même si la situation est encore préoccupante ». Cela s'explique, selon lui, par le fait qu'elle dispose d'un cadre normatif, d'une autorité unique de gestion des transports urbains (Cetud), de transport en commun et de masse (Ter et Brt). « C'est une occasion d'or pour le Sénégal de se porter en exemple dans la gestion de l'intermodalité d'autant que la situation est favorable », a souligné le responsable du Ssatp.

Le Secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Aubin Marcel Jules Sagna, a indiqué que « le forum se veut un cadre d'échanges tenant compte des enjeux de l'étude de l'intérêt fondamental pour les économies africaines et plus particulièrement celle de notre pays ». Pour sa part, le directeur général du Cetud, Dr Thierno Ibrahim Aw, a salué l'option des autorités d'investir massivement sur les transports de masse (Ter, Brt avec un investissement de plus de 1.000 milliards de FCfa). « Ce mode de transport nous amènera, dit-il, à développer la ville urbaine de Diamniadio ». Par ailleurs, souligne M. Aw, le Sénégal est seulement à 25 véhicules pour 1.000 personnes, malgré le niveau de saturation du réseau routier.

Ce taux peut aller, avertit-il, avec le rythme à 500 ou 600 véhicules pour 1.000 personnes.

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