25 Mai 2018

Sénégal: VIH pédiatrique - Une dizaine d'enfants sous traitement à Ziguinchor

Le service pédiatrique de l'hôpital de la paix de Ziguinchor participe à la prise en charge du Vih. Des Arv sont proposés aux enfants infectés dont 10 sur 16 atteints sont il est sous traitement.

Le Dr Assane Dramé, médecin-pédiatre en formation et spécialiste en santé publique de l'hôpital de la Paix de Ziguinchor s'occupe d'une cohorte de 10 enfants souffrants du Vih sur 16. Il a assuré que la prise en charge de cette couche se passe bien dans la région de Ziguinchor. Au service pédiatrique de l'hôpital de la Paix, ladite prise en charge a démarré en 2015.

« Nous sommes à 16 cas dépistés positifs, dont 10 sous traitement, parce que malheureusement, il y a un cas de décès et 5 perdus de vue », a fait savoir le Dr Assane Dramé. Le pédiatre a signalé qu'il n'y a aucune difficulté dans la prise en charge. « Les Arv sont disponibles et accessibles aux enfants. Il n'y a pas de rupture de molécules pédiatriques. Nous suivons les enfants dès l'âge de nourrisson, c'est-à-dire après le dépistage, jusqu'à 14 ans révolus », a-t-il renseigné.

Le service de pédiatrie prend en charge toutes ces tranches d'âge. « Cependant, la séparation est souvent difficile lorsque l'enfant atteint 14 ans. Il refuse souvent de partir dans un autre site où sont pris en charge les personnes adultes », a souligné le Dr Dramé. Les pédiatres veillent aussi sur trois éléments concernant la prise en charge des enfants atteints. Il s'agit du suivi du traitement de cette couche vulnérable, de leur nutrition et de leur état psychologique. « L'une des questions ne peut aller sans l'autre.

Quand on prend l'exemple des Arv, nous constatons que ces molécules ont besoin des protéines pour pouvoir atteindre leur cible et faire un effet positif dans l'organisme de l'enfant. Si un enfant malnutri continue de prendre des Arv et ne s'alimente pas bien, cela peut avoir un effet négatif sur sa santé. Nous sommes obligés de veiller sur ces paramètres pour aider l'enfant à avoir une vie saine et surtout à poursuivre ses études sans se préoccuper de sa santé », a soutenu le spécialiste. Il a cependant averti les parents : « Quand un enfant présente une malnutrition aigüe sévère, il doit se faire dépister du Vih.

Cette forme de malnutrition est un facteur de risque de Vih ». Dès lors, le Dr Assane Dramé a préconisé de privilégier le « dépistage familial ». Selon lui, ce dernier consiste à dépister les enfants des PvVih. « Il faut allez chez elles en leur proposant de dépister leurs enfants. Si le résultat est positif, l'enfant est pris en charge ; ce qui lui donne des chances de grandir en bonne santé », a-t-il conseillé.

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