27 Mai 2018

Congo-Kinshasa: Défi climatique et environnemental. "Le Parc de la Vallée de la N'Sele" réinvente le tourisme en RD. Congo

Rien ne vaut le charme de l'inconnu, la découverte et l'innocence, a dit un penseur. Oui, cette hypothèse a valu son sens aux yeux des passionnés de la nature, de l'art, du beau et du vrai le samedi 26 mai 2018 lors de l'ouverture officielle de la Réserve Naturelle et de Cap Aventures & Loisirs.

Cette réserve que regorge le Parc de la Vallée de la N'Sele dans la commune de Maluku, à quelques encablures du centre-ville, est une aire protégée dédiée à la conservation de la faune et de la flore. Pas seulement, mais aussi un espace proposant des activités de détente et de divertissement ouvrant ainsi une brèche dans le secteur du tourisme en République Démocratique du Congo. Sous le regard remarqué de Marie Olive Lembe Kabila, première Dame de la République, le Directeur de ce nouveau bijou touristique a donné un aperçu clair de la réserve qu'il entend diriger la main sur le cœur, avant de faire découvrir à tous les participants les entrailles de ce chef-d'œuvre admirable.

Idée géniale

Il a fallu d'une idée. Il a fallu d'un fol esprit de conception pour mettre en place ce Parc géant dont nul ne peut s'imaginer l'immensité et la splendeur sans l'avoir vu, ni sans avoir palpé l'épigastre de ses compartiments. Comme Saint Thomas, quelques membres du gouvernement, Députés et Sénateurs, mandataires de l'État, membres du corps diplomatique et plusieurs autres participants n'ont pas voulu rater cette occasion d'assister à l'inauguration officielle de ce site 100% naturel. S'y sont également invité au charme de cette belle aventure, les artistes musiciens et comédiens ainsi que les touristes repartis satisfaits et éblouis au vu des merveilles de la Réserve Naturelle et les animations de Cap Aventures et Loisirs.

Sur la route de Mbenzale, chevauché par des collines, incrusté des vallées, le "Parc de la Vallée de la N'Sele" est aujourd'hui la nouvelle référence du secteur touristique en République Démocratique du Congo.

A en croire le Ministre du Tourisme, Franck Mwe di Malila : "ce parc ouvre une nouvelle page du tourisme dans notre pays. C'est une source d'inspiration pour les investisseurs". Il exprime, également, la volonté manifeste de préserver la biodiversité, qui est un des objectifs du développement durable dans notre pays, a-t-il complété.

Cette vieille idée aujourd'hui concrétisée est le premier du genre dans la sous-région avec des ressources économiques importantes. Il contient une rivière idéale pour la pratique du sport et des randonnées, des balades équestres. Dans l'esprit de continuité, ce parc subira la construction des 5 lacs artificiels, la création d'un parc animalier, un site d'adduction d'eau, d'un hôpital de référence, etc. Il participe également à la création de l'emploi dans le pays.

Ladite réserve abrite aussi la "Ferme Espoir", un gigantesque projet pour le développement de la RDC et la promotion du secteur agricole et touristique.

Après un petit déjeuner léger, s'en est suivi la visite du parc dans toutes ses alvéoles à bord de plusieurs convois d'une centaine de véhicules afin d'acheminer tous les premiers visiteurs en toute sécurité. L'organisation réussie de cette cérémonie n'est pas à caser dans les tiroirs des détails futiles.

Pour la Directrice du bureau de la KFW Coopération financière Allemande, Verena Seiler, ce parc est une concrétisation de plusieurs efforts. " Ce qui nous amène ici c'est notre vive collaboration avec l'ICCN. Je remercie l'équipe pour leur engagement dans ce beau projet. On a passé une excellente journée en visitant les sites principaux, quelques animaux dont ceux venus de la Namibie. Et je souhaite plein de succès pour la suite", a-t-elle fait entendre au journal La Prospérité.

Première classe

Du lac artificiel des crocodiles à la réserve de biogaz, en passant par les longs sentiers courbés des virages çà et là, la vue surprenante des lions, ânes, chevaux, buffles et plusieurs autres animaux a laissé perplexes tous les esprits curieux.

Il y a plus surprenant dans ce site. Un gros projet est en pleine évolution sur une colline située à 670 mètres d'altitude dont les participants ont pu s'enquérir de l'idée fixe. C'est l'épave d'un vieil avion déclassé depuis plusieurs années qui a été ramené sur cette colline en pièce détachées.

Encore vide pour le moment, l'idée est de créer un restaurant spécial à l'intérieur de cet avion dans lequel les visiteurs, coupés du monde, pourront voyager à leur manière sous l'osmose d'un déjeuner 5 étoiles en première classe dans un vol le moins fallacieux qui puisse exister.

Plusieurs éléments y seront installés également dont une grande salle de réunion. Dans une convivialité et une ambiance chaleureuse, la première dame de la République a pris le soin d'accompagner tous les participants comme un vrai guide touristique et a expliqué les détails du projet.

A côté sera érigée une tour de contrôle fictive avec chambre à coucher VIP, une terrasse panoramique avec baie vitrée offrant une vue splendide sur le paysage. Elle sera liée au restaurant de l'avion par un couloir fermé. "Il sera magnifique et bien aménagé", a lâchée Olive Lembe dans une casquette d'entrepreneur.

Le tourisme à vue de nez

Prochaine destination : espace "Kisangani" traversée par la rivière N'sele. C'est l'endroit principal du site qui regorge la verdure, l'eau, la faune, et tout ce qu'il y a de plus magnifique pour que la RDC s'attire une attention particulière de la part de ses citoyens et des étrangers. La tyrolienne a connu ses premiers visiteurs qui ont traversé quelques mètres de la rivière N'Sele à partir du haut.

Le Directeur de l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature a fait savoir dans son propos que le parc de la Vallée de la N'Sele est une grande réponse mondiale au défi du réchauffement climatique et conservation de la nature.

"A juste valeur, nous saluons l'initiative de la création de ce parc très important qui constitue un puits carbone réelle contre le réchauffement climatique. Nous sommes la seule solution tant pour l'Afrique que le monde. C'est une première expérience d'aire protégé du pays. Et il tient au respect de la nomenclature internationale. Tout est dans les normes qui traduisent la légalité dans le peuplement du parc", a-t-il déclaré.

En effet, ce parc comporte des aires protégées réparties dans les jardins zoologique et botanique dans un espace de 2000 ha qui va bientôt atteindre 15.000 ha. Il représente une valeur réelle en termes de sa faune et flore avec ses nombreuses vallées, la multiplicité des rivières qui met en exergue 52% d'eau douce de la RDC. Il constitue un puits carbone réel contre le réchauffement climatique. Environs 22 espèces d'animaux représentés. Pour de patron de l'ICCN, le résidu des animaux qu'ils ont mangé va bientôt produire une mixture de paysage.

Loin des années 86 où plus de 10 millions d'espèces étaient encore comptées, aujourd'hui, plus de la moitié sont menacés selon le Directeur du parc. Pour lui, en effet : "Beaucoup d'animaux ont disparu naturellement, d'autres par cupidité de l'homme. Nous sommes tributaires de la nature en tout et pour tout. La relation entre nous et la Faune/flore est étroite. Il est urgent de s'engager dans une coexistence durable et vivable".

La solennité s'est clôturée par un dîner somptueux dans une paillote géante, avec tout le monde en union, comme la hutte du vieux sage qui rassemble tous les villageois. Le tout agrémenté par des prestations musicales dont le son laisse entrevoir la réussite d'une conception parfaite et l'idée d'une création follement artistique.

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