Togo: Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson - « Nana Akufo-Addo ne peut pas se payer ce luxe là de se fatiguer du Togo »

Opposition togolaise

Elle a été ce dimanche et à quelques instants des trois meetings qu'organise ce jour la Coalition des 14 partis de l'opposition dont elle est la Coordinatrice, l'invité du 12-13 de nos confrères de Pyramides Fm. Elle, c'est la secrétaire générale de la CDPA, Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson.

Entre autres sujets politiques qui ont fait l'objet de discussion au cours de cette émission animée de main de maître par le confrère Fidel Pierrot Attiogbé, il y a l'information qui a circulé cette semaine comme quoi, le facilitateur, le président ghanéen Nana Akufo-Addo serait fatigué par la crise togolaise et le dialogue qui peine à aboutir.

« Il ne peut pas se payer ce luxe là de se fatiguer du Togo », indique la dame de fer de l'opposition togolaise qui a poursuivi, que « jusqu'à nouvel ordre, le facilitateur, il est de bonne foi, nous le créditons de cela ». Elle s'est toutefois offusquée de ce qu'ils aient « en face des gens qui ne pensent qu'à eux-mêmes (allusion faite aux responsables du parti au pouvoir UNIR, ndlr) ».

Si, pour raison de calendrier, la rencontre annoncée en fanfare pour se tenir entre la C14 et le Facilitateur ghanéen, à la demande de la première, cette responsable de l'opposition assure, « nous allons rencontrer le facilitateur ghanéen et nous allons chercher à savoir si le dialogue nous permettra de régler la crise ou pas ? ».

Consciente selon ses dire de ce qu'ils doivent au sein de l'opposition rester déterminés, elle a conseillé les facilitateurs confirmés le mois dernier par la CEDEAO qui était en Sommet extraordinaire à Lomé, à savoir le président ghanéen Nana Akufo-Addo, et le Guinéen, Alpha Condé, « de s'assurer de ce que les recommandations qu'ils vont faire obtiennent l'adhésion des populations togolaises ».

En tout cas, dans le cas contraire, avertit-elle, « sinon, il n'y aurait pas de quoi s'en désoler, comme quoi s'en est finit pour notre lutte ».

Se fondant sur le cas burkinabè où la CEDEAO a été entre temps décriée par les hommes intègres qui ont pris leur destin en main pour l'aboutissement de leur lutte au départ de Blaise Compaoré, elle croit savoir que si jamais les recommandations des facilitateurs désignés par la CEDEAO ne rencontraient pas l'assentiment des Togolais, ces derniers n'hésiteront pas à reprendre la lutte au travers des manifestations de rue.

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