4 Juin 2018

Afrique de l'Ouest: Le CREPMF en croisade contre la méconnaissance du marché financier régional

Le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf) de l’UMOA s’est résolument inscrit dans une démarche de communication à l’endroit du public de l’Union. Son président l’a fait savoir à l’ouverture de la journée d’information tenue ce lundi 4 juin à CESAG avec les universités privées et les grandes écoles de commerce du Sénégal.

Après Ouagadougou, le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers de l’UMOA continue à dérouler son agenda de tenue de ses réunions statuaire.

C’est à cet effet qu’elle a bivouaqué ce lundi 4 juin à Dakar pour y tenir une journée d’information avec le CESAG, les universités privées et grandes écoles de commerce du Sénégal. C’est dans le cadre d’une campagne de promotion du marché financier régional qui veut de la jeunesse estudiantine, un véhicule de promotion de la culture boursière au sein des populations.

Une initiative qui répond aux préoccupations qu’avait soulevées une étude ayant démontré que le marché financier régional reste méconnu du grand public. Un état de fait qui, selon le président du CREPMF, se traduit par une sous-information notoire du public sur le marché financier.

A cela, M. Mamadou Ndiaye y ajoute une méconnaissance de la bourse, de ses produits et des transactions qui s’y déroulent mais aussi une faible connaissance des mécanismes de fonctionnement de l’appel public à l’épargne.

Une situation qui ne semble pas trop entravée l’évolution du marché financier au cours de ces dernières années. Un constat qui, à l’en croire, s’est traduit par un accroissement important d’activités qui s’est globalement traduit par un volume d’émission de titres en progression et l’apparition de nouveaux acteurs sur le marché.

Au titre de l’année écoulée, renseigne M. Ndiaye, le montant total des émissions autorisées par le CREPMF sur le marché financier régional s’est élevé à environ 1320 milliards de F Cfa pour 1398 milliards de F Cfa effectivement mobilisés.

Dans cette dynamique, le ministre délégué auprès du Ministre de l’Économie, des Finances et du Plan du Sénégal, en charge du budget, fait savoir que le marché financier de l’UMOA a permis de mobiliser depuis sa création en 1998 plus de 7 500 milliards de FCFA au 31 décembre 2017, soit une moyenne annuelle de 390 milliards FCFA.

A l’en croire, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (Brvm), avec quarante-cinq (45) sociétés cotées et quarante et une (41) lignes obligataires à ce jour, pour une capitalisation boursière totale de plus de 9 800 milliards de FCFA, occupe la sixième place au classement des bourses africaines.

Aussi, poursuit-il, entre 1998 et 2017, 80 % des ressources levées sur le marché financier régional ont été destinées au financement des États de l’Union et particulièrement aux secteurs de l’énergie, de la télécommunication et des infrastructures.

Ce qui fait dire au Président du Conseil régional que malgré la faiblesse de la culture boursière, la BRVM affiche environ 10% du PIB de l’Union. Ce qui fait d’elle la bourse africaine la plus performante (2015) et la plus innovante (2016).

Par ailleurs, a-t-il confié, les observateurs ont qualifié sa place de première place boursière islamique suite au lancement et à la cotation de trois Sukuk au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Togo.

Le bouillonnement perçu dans le marché financier est également noté du côté des acteurs agréés du marché où huit agréments ont été délivrés au cours de l’année 2017 portant à 171 le nombre total d’intervenants à fin 2017, contre 150 en 2016 et 130 en 2015. Au 31 mars 2018, poursuit-il, ce nombre a été porté à 179.

Poursuite du Plan stratégique 2014-2021 et de grands axes pour 1018

Pour 2018, le Conseil régional compte poursuivre et accélérer les chantiers du Plan stratégique 2014-2021 ainsi que les réformes adoptées par le Conseil de l’UMOA en mars 2016. Ce qui va constituer les grands axes de développement du marché financier régional.

Pour ainsi relever les défis liés au développement du marché financier régional, le Conseil régional entend, d’après M. Ndiaye, orienter ses actions prioritaires vers les grands axes notamment la protection de l’épargne des investisseurs par la mise en place d’un Fonds de protection des épargnants.

Il y ajoute l’amélioration du cadre réglementaire notamment pour la promotion des instruments financiers islamiques, de la gestion collective et du capital-investissement.

Dans cette même dynamique, M. Ndiaye énumère la vulgarisation de la culture boursière par la mise en place d’un dispositif de bourse en ligne, la confection de guides à l’attention des investisseurs et émetteurs et la couverture médiatique de différents événements.

Il y greffe aussi la réduction des coûts des transactions à l’effet de rendre plus compétitif le marché et améliorer la mobilisation de l’épargne.

A son avis, l’attractivité du marché passe par l’harmonisation de la fiscalité des valeurs mobilières consacrée à travers la Directive 02/2010/CM/UEMOA du 30 mars 2010.

Plaidoyer pour les secteurs prioritaires

Sur cette lancée, le ministre en charge du budget souligne que malgré les avancées notées sur le marché financier sous régional, les secteurs prioritaires de développement de nos États comme ceux de l’éducation, de l’énergie, du transport, et de la santé pour ne citer que ceux-là, nécessitent encore des besoins de financement importants.

Pour Birima Mangara, un recours accru au marché financier régional dans le cadre d’un financement à long terme et à moindre coût, permettra de consolider les acquis dans les domaines tantôt cités.

Ce qui, à son avis, favorisera l’entrée de nos pays dans le concert des nations émergentes offrant des conditions de vie satisfaisantes.

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