6 Juin 2018

Mali: Augmentation du nombre d'enfants à risque de malnutrition

C'est le constat inquiétant qui ressort du dernier bulletin humanitaire, publié par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Le ministère de la Santé, en collaboration avec le cluster nutrition, a revu à la hausse le nombre d'enfants à risque de malnutrition aiguë pour des raisons liées, entre autres, à la détérioration de la situation alimentaire dans certaines localités.

Ainsi, selon les experts humanitaires et nutritionnistes, les cas de malnutrition aiguë sévère (MAS) attendus pour 2018 sont passés au niveau national de près de 163 000 au début de l'année à 274 000 et les cas attendus de malnutrition aiguë modérée (MAM) de 470 000 à 582 000.

A l'échelle nationale, ils indiquent que le taux de MAS de 2,6 pour cent reste au-dessus au seuil d'urgence tandis que le taux de malnutrition aiguë globale de 10,7 pour cent dépasse le seuil d'alerte.

« Outre l'insécurité alimentaire, les causes sous-jacentes de la malnutrition sont nombreuses et liées à des défis tels que l'accès limité aux services d'eau, d'hygiène et d'assainissement (EHA) adéquats, aux soins de santé, à une alimentation de qualité et à l'éducation », précisent-ils.

Avant d'estimer que Le manque d'infrastructures et d'équipements appropriés en EHA combiné aux pratiques nutritionnelles et hygiéniques inadéquates contribuent à augmenter les taux de malnutrition particulièrement dans les régions du nord (Tombouctou, Gao, Taoudénit) et du centre (Mopti) affectées par la crise sécuritaire depuis 2012.

Pour inverser la tendance à la persistance de la malnutrition, rappellent-ils, les autorités sanitaires et les partenaires humanitaires ont mis en place une approche visant à répondre aux besoins nutritionnels et à s'attaquer à ses causes profondes. Ainsi, grâce à un financement du fonds central d'intervention d'urgence (CERF), la réponse aux crises nutritionnelles récurrentes se fait à travers la sécurisation d'intrants vitaux pour le traitement de la MAS, tout en mettant à l'échelle des activités de prévention telles que la promotion de l'hygiène et des bonnes pratiques d'alimentation dans les régions de Mopti, de Tombouctou et de Taoudénit.

Selon eux, cette approche permet de rompre le cercle vicieux diarrhées-malabsorption-malnutrition. Elle consiste à mettre en place un paquet minimum d'activités en EHA dans les structures sanitaires et d'accompagner le couple mère-enfant avec un kit d'hygiène et des messages ciblés.

Mali

Présidentielle - La Mission d'observation européenne rend ses conclusions

Pour le moment, aucun chiffre officiel sur la présidentielle malienne qui s'est achevée ce 12 août… Plus »

Copyright © 2018 Le journal de l'économie Malienne. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.