6 Juin 2018

Sénégal: Lutte contre le Vih-SIDA au niveau des LGBTI - Les acteurs prônent le respect des droits humains

Dans le cadre de la lutte contre le Vih/Sida au Sénégal à l'endroit des personnes dites clés, les journalistes ont été conviés par la plateforme Right here right now (Rhrn), à un atelier de renforcement de capacités sur les violences basées sur le genre. La rencontre s'est déroulée hier, mardi 5 juin, au siège du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls).

Pour mieux comprendre la problématique des populations clés dans la propagation du Vih-Sida, les acteurs de la riposte ont organisé un atelier de renforcement de capacités à l'endroit des professionnels des médias.

Ainsi, dans la lutte contre la riposte au Vih/Sida, la plateforme Right here right now (Rhrn), initiatrice du programme en partenariat avec le Conseil national de lutte contre le Vih-Sida (Cnls), a posé le débat sur la question des lesbiennes, homosexuels, bisexuels, transgenres, intersexués (en langage technique Lgbti) qui restent les populations les plus touchées par la maladie.

« Aujourd'hui, nous avons constaté que la prévalence du Vih/Sida a baissé chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec d'autres hommes avec une prévalence qui est passé de 21% à 17% dans cette couche ainsi qu'au niveau de la société générale.

Toutefois, dans la population générale et chez les jeunes, il y a une hausse», a renseigné un des représentants de la couche Lgbti qui fait partie de cette plateforme initiatrice de la rencontre. Et de poursuivre : «au niveau de la couche Lgbti, il y en a beaucoup qui vivent avec la maladie.

Vu que son orientation sexuelle n'est pas une chose qui se voit à visu, cette personne peut être une menace au niveau de la société. D'où l'importance de s'intéresser à cette couche de la société afin de réduire la prévalence pour arriver en 2020 à atteindre les 3-90».

Face à la discrimination, au jugement négatif de la société à l'endroit de cette couche de la société, les Lgbti sont souvent confrontés à l'accès aux soins et au traitement lors des infections, dans les structures sanitaires.

Ce qui amène les organisateurs à dire que, partout dans le monde et quel que soit le contexte culturel ou religieux, des violations des droits de l'homme sont commises pour des motifs liés au genre, à l'orientation sexuelle ou l'identité de genre réelle ou perçue des personnes.

Et d'avancer que pour la dite formation, l'objectif est de contribuer au changement des croyances et perceptions liées à l'orientation sexuelle, le genre et l'identité de genre chez les acteurs médiatiques en vue de promouvoir un traitement objectif de l'information des cas de violence basés sur le genre.

Dans l'approche de droits humains, l'Association des juristes du Sénégal (Ajs), à travers sa représentante Mané Mbaye, a constaté dans plusieurs pays des lois détournées et instrumentalisées qui sont utilisées pour pénaliser l'expression de l'orientation sexuelle, le genre et l'identité.

« Cela a souvent tendance à légitimer les violations des droits de l'homme des personnes Lgbti, des femmes et des jeunes», a estimé la plateforme.

Et de poursuivre : «au Sénégal, le discours sur la sexualité a longtemps été vu comme un sujet tabou et alimente souvent le monde médiatique qui ne traite pas souvent l'information de manière objective.

A cela s'ajoutent les normes sociales, cultures, religieuses qui constituent une barrière solide à l'acceptation des droits en santé sexuelle et reproductive des jeunes, en particulier ceux qui sont les plus exposés».

Sénégal

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