10 Juin 2018

Tunisie: Les prix pointés du doigt

A 12h00, au Marché central de Tunis, un espace fréquenté quotidiennement par des centaines de consommateurs, l'activité est à son apogée, mais les prix sont toujours critiqués et pointés du doigt.

En effet, des citoyens croisés dans ce marché se sont plaints de cette hausse des prix, surtout ceux des fruits de saison, notamment les pêches et les fraises, dont les prix dépassent les trois et quatre dinars.

Des commerçants de ce marché affirment que les prix sont variés et dépendent de la qualité des produits disponibles, mais c'est plutôt le budget du Tunisien qui ne cesse de se dégrader. «Les prix varient selon la qualité du produit, on peut acheter un kilo de pêches à 9dt comme on peut l'acheter à 2 ou 3 dinars, chacun doit respecter son budget», affirme un marchand des quatre saisons sur place.

Mais pour les consommateurs, la situation est devenue ingérable surtout lorsqu'on parle de viande ou de poisson. «Notre pouvoir d'achat ne peut plus suivre cette hausse continue des prix, c'est devenu insupportable. Un kilo de viande coûte les yeux de la tête», fait remarquer une ménagère, qui s'apprête également à faire des dépenses pour la fête de l'Aïd al-Fitr.

Même son de cloche chez d'autres consommateurs. «Nous finirons par devenir végétariens, avec des sardines qui coûtent entre 6 et 7 dinars!»?.

Les commerçants du marché expliquent toujours ce fait par la multiplication des intermédiaires qui stockent les marchandises et contrôlent ainsi les prix en fonction de la demande. Pour les citoyens, c'est plutôt le manque de contrôle par les autorités qui rend la situation encore plus difficile.

Les fruits de mer font grincer des dents

Les ménagères croisées sont unanimes à dire que le pavillon des fruits de mer au Marché central n'est plus fréquentable à cause des prix exorbitants, «au point que certains vendeurs affichent le prix du 1/2 kilo pour ne pas choquer les consommateurs», nous confie un poissonnier.

Si les poissons bleus sont relativement abordables, les fruits de mer et crustacés, notamment les crevettes, font grincer des dents. Des prix de 40, 50 et même 60dt pour certains produits s'affichent dans ce pavillon. Les consommateurs sont, en effet, indignés face à cette situation qui a transformé ces produits en un luxe souvent non abordable. «Je me suis contenté d'un demi-kilo de calamar à 15 dt, c'est devenu vraiment un produit de luxe et non pas un simple produit de consommation», se plaint un père de famille.

L'huile végétale, un dilemme

Un point de vente de l'huile végétale à prix cassé mis en place dans ce marché s'est transformé en un dilemme pour les citoyens qui peinent chaque jour à en acheter un seul litre. En effet, selon plusieurs témoins, ce point de vente, censé faciliter la commercialisation de ce produit l'a rendue encore plus difficile. Des quantités très réduites, une foule énorme et des interventions pour pouvoir s'offrir cette huile, nécessaire pour la cuisine des Tunisiens.

«C'est de l'arnaque, ils commercialisent quelques dizaines de litres face à une énorme demande, de plus, ils privilégient les consommateurs qu'ils connaissent !», nous indique un citoyen.

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