10 Juin 2018

Afrique de l'Ouest: Festival « Le triangle du balafon » au Mali - Le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire et le Mali unis en rythmes et sons

Visite des expositions photos sur le patrimoine culturel de Sikasso et des produits artisanaux locaux, Conférence-débat sur le thème des Journées, lancement de la 3ème édition du programme Parcours pédagogique et cérémonie de remise de recueils de poèmes aux bibliothèques, inauguration de la Maison du Tata des monuments d'illustres personnalités du Mali par les chefs de gouvernement de trois États frères et voisins. Voilà quelques instants phares de l'événement qui s'est déroulé du 12 au 14 mai, dans la ville de Sikasso, au sud du Mali.

C'était à l'occasion des Journées nationales du patrimoine culturel sur le thème : « Patrimoine culturel et changements climatiques: enjeux, impacts, stratégies de conservation et de gestion des biens culturels et naturels ».

Les festivités ont coïncidé avec le lancement officiel de la zone économique spéciale Sikobo regroupant les régions transfrontalières de Sikasso (Mali), de Korhogo (Côte d'Ivoire) et de Bobo Dioulasso (Burkina Faso).

Le 13 mai, veille du lancement du projet Sikobo à travers la signature de la « Déclaration d'engagement », les trois Premiers ministres des pays concernés, respectivement Soumeylou Boubèye Maiga, Amadou Gon Coulibaly et Paul Kaba Tiéba ont eu droit à une soirée artistique à l'hôtel du Cinquantenaire, où ils avaient également pris leurs quartiers.

Une soirée naturellement en rapport avec l'événement culturel. Les groupes artistiques spécialisés dans le balafon, notamment le groupe Djarabikan venu d'Abidjan, et un autre de Korhogo, ont rivalisé avec d'autres du Mali (troupe du Kadjolo), notamment la star Néba Solo et un ballet du Burkina Faso.

Des prestations musicales et scéniques très enlevées qui sont la preuve de la maîtrise de l'art du balafon et de la tradition. Notamment avec la danse du patriarche exécuté par le groupe artistique venu de Korhogo et qui a été félicité par le chef de canton qui a effectué le déplacement de Sikasso.

Tout cela n'a pas laissé indifférents les illustres invités et les participants. Le clou de ces journées nationales culturelles est le dévoilement des stèles des résistants du Kénédougou, c'est-à-dire l'ex-territoire regroupant les trois régions actuelles, lors de la pénétration coloniale.

À savoir Tiéba Traoré (4e roi du Kénédougou (1866-1893) et Babemba Traoré (5e roi du Kénédougou, successeur du roi Tiéba Traoré (1893-1898).

Un hommage rendu pour leur sens de la dignité. En effet, il a été rapporté que Tiéba Traoré aurait déclaré face au colonisateur : « Plutôt la mort que la honte ! », refusant ainsi de perdre son pouvoir, son royaume et sa tradition face à l'envahisseur.

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