11 Juin 2018

Tunisie-Angleterre - Pour une formation à plusieurs vocations

Mais malgré cet avantage de création, l'Angleterre n'a réussi à remporter la Coupe du monde à laquelle elle a presque toujours pris part qu'une seule petite fois. Ce fut en 1966 à Londres. C'est «maigrichon» diront d'aucuns puisque d'autres grandes nations comme le Brésil (5 fois), l'Allemagne (4), l'Italie (4), l'Uruguay (2), l'Argentine (2) lui ont largement ravi la vedette dans sa propre invention. A quoi revient la «panne» du football anglais à l'échelle mondiale qui dure déjà depuis plus de cinquante ans ?

C'est vraiment l'une des énigmes indéchiffrables à laquelle personne ne peut donner la réponse plausible qui puisse convaincre.

On a souvent reprocher au football anglais de conserver des approches figées et statiques quant aux tactiques que les clubs et l'équipe nationale anglais ne sont nullement prêts à s'en dissocier.

Mais avec l'ouverture sur les autres systèmes de football ayant fait leurs preuves en Italie, en Allemagne et ailleurs, les Anglais ont changé leurs approches footballistiques et se sont adaptés aux nouveautés ayant révolutionné le football à un rythme frénétique ces dernières années.

Aujourd'hui, les Anglais peuvent pratiquer le fameux «catenaccio» italien ramené en Angleterre par les techniciens italiens devenus très appréciés par les clubs locaux et même par l'équipe nationale.

Ils peuvent aussi avoir un look à la française comme ce fut le cas pour Arsenal avec Wenger qui a fait un long bail d'une quinzaine d'années avec les «Gunners».

Comment réussir à contrecarrer les Anglais ?

Pourquoi raconte-t-on toutes ces choses à propos de notre premier adversaire de la phase finale de la Coupe du monde de Russie 2018 qu'on rencontrera dans une semaine exactement ? Eh bien tout simplement pour savoir à qui on a affaire et quelles seront nos chances de satisfaction face à ce gros calibre qui impressionne mais qui n'est pas invulnérable non plus.

L'Angleterre affiche aujourd'hui une bonne santé. Ses deux derniers matches de préparation joués contre le Nigeria (2-1) et le Costa Rica (2-0) en témoignent.

Ses joueurs redoutables : Sterling, Rashfad, Welbeck, Rose et les autres pètent le feu et sont fin prêts pour en découdre avec les nôtres pour le compte du premier match du Mondial le 18 courant.

Aussi bien pour les Anglais que pour nos internationaux, ce premier match revêt un caractère crucial. De lui dépendra fort probablement la suite du parcours de chacune des deux équipes. Surtout pour les Anglais qui chercheront la victoire à tout prix. Et qui, pour ce faire, tenteront d'imposer leur jeu offensif à outrance et d'acculer les camarades de Ferjani Sassi dans leurs derniers retranchements.

Mais en bon lecteur du système de jeu anglais et des intentions de l'adversaire, Nabil Maâloul aura plus d'un tour dans son sac et saura comment déjouer les plans britanniques, même si sa mission sera très rude.

D'abord on peut être rassuré sur un point très important autour duquel l'unanimité est bien là : notre milieu de terrain qui est compétitif au plus haut degré. C'est lui qui constituera la clé de réussite face aux Anglais. Grâce au quatuor homogène et bien rodé composé essentiellement de Amine Ben Amor, Ferjani Sassi, Naïm Sliti, Anis Badri et Wahbi Khazri, nous possédons une belle pléiade de footballeurs talentueux.

Ils ont tout pour plaire : la rigueur au niveau de la récupération, la vélocité et l'explosivité et surtout la technique nécessaire pour reconvertir le jeu et amorcer les assauts offensifs qui peuvent faire mal.

En attaque et malgré le forfait de nos deux meilleurs buteurs Youssef Msakni et Yassine Khénissi, tout le monde peut planter des buts dans les filets adverses, à l'image de Badri, Khazri, Sliti, et les autres dont le soutien constant à l'attaque forme le danger caractérisant le nouveau style de notre équipe nationale. En pointe un Saber Khlifa ou un Seïfeddine Khaoui peuvent également apporter l'agréable surprise tant espérée grâce à leur vivacité et à leur opportunisme.

Mais là où tout le travail doit être sans faille, c'est le compartiment arrière à placer devant le jeune gardien Moez Hassen.

Pris individuellement, Hamdi Nagguez, Ali Maâloul, Yassine Meriah et Syam Ben Youssef (ou Alouane), qui vont sûrement bénéficier de la confiance de Nabil Maâloul, sont tous de valeureux joueurs ayant incontestablement atteint le haut niveau mondial sur le plan physique et technique. Toutefois, ils pèchent par un manque de communication qui pourrait être dangereux face à la machine anglaise bien huilée. Sur ce plan, l'on s'attend à ce que le coach national ait déjà trouvé la bonne alchimie pour ôter de nos têtes ce souci non négligeable.

Dans ce cas, on pourra dire que le coup est vraiment jouable. Bonne chance !

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