12 Juin 2018

Congo-Kinshasa: Contre les pressions occidentales - V. Poutine peut-il soutenir Joseph Kabila ?

analyse

L'internationalisation de la crise politique en démocratique du Congo, à la suite notamment de la conclusion l'Accord politique global et inclusif du Centre interdiocésain Kinshasa, a davantage ouvert l'espace congolais à des jeux puissances. Un peu plus d'un quart de siècle après la fin de la froide et la victoire du complexe bloc occidental, la RDC est l' de la projection de moult acteurs étatiques majeurs de la internationale.

Le rapprochement aux conséquences fâcheuses avec la « taciturne » n'ayant pas produit d'effets escomptés notamment sur le sécuritaire, le pouvoir de Kinshasa reste butté à des occidentales dont l'intensité semble aller crescendo. Pour l'heure,

c'est officiellement suite à la non tenue de l'élection en 2016.

Au-delà du « ping-pong » entre la Majorité présidentielle l'opposition politique au sujet de la mise en œuvre de l' politique du 31 décembre 2016, au-delà de la controverse en cours la volonté politique et la possibilité technique de la tenue de présidentielle en décembre 2018, au-delà de la polémique sur possibilité constitutionnelle d'un nouveau mandat pour le sortant, etc., la filière scientifique des Relations internationales,

à laquelle je m'identifie, m'astreint à réfléchir sur le rôle qu'en temps qui court, la Russie de Vladimir Poutine peut s'attribuer RDC, un incontestable enjeu international.

La Russie, qui s'évertue - en dépit des difficultés économiques - affirmer énergiquement sa puissance et à la consolider à travers posture diplomatico-stratégique de plus en plus contraire au occidental, peut chercher à agir non moins manifestement en RDC la perspective de relever le défi d'entrer de plain-pied en Afrique.

Ce d'autant plus qu'à la suite de l'attitude quelque peu distante l'Administration Trump parait afficher politiquement à l'égard continent africain, le champ congolais est plus à la portée puissances européennes qui militent pour un meilleur sur cette aire. Ceci implique, dans la perspective d'assurer contrôle de l'initiative politique à Kinshasa, le concours en faveur des « Africains » exerçant ou ayant exercé de l'influence la RDC.

Dès lors, il est fort possible que Vladimir Poutine, nostalgique la défunte URSS, soit pleinement disposé à apporter à son congolais le soutien dont ce dernier aurait besoin pour autant ceci constituerait une brèche pour placer la Russie au cœur l'Afrique. Ce après les échecs de l'ex-URSS à ce propos. La clarté positions diplomatiques de Moscou et, partant, sa détermination assumer ses options stratégiques sur les espaces où il se déploie l'instar de la Syrie, de l'Iran ou du Venezuela, peuvent constituer, pour Kinshasa, une garantie de sa défense contre les occidentales.

Généralement, la rhétorique diplomatique de Moscou repose l'obligation internationale de respecter la souveraineté des Etats qu'il ressort de la Charte de l'ONU. C'est à ce titre que, lors débats au Conseil de sécurité de l'ONU ayant précédé le vote de Résolution 2409 sur la situation en RDC, il avait mis en garde, sujet des élections qui ont coulé salives et ancres dans ce pays, puissances occidentales contre toutes violations de la souveraineté ce pivot géostratégique au centre de l'Afrique. Cette discursive ne laissera certainement pas indifférente Kinshasa qui face à une hétéroclite opposition politique soutenue par des occidentales, notamment européennes.

Reste à savoir jusqu'où Moscou pourrait offrir ses services Kinshasa, et les conséquences de la construction de l' Moscou-Kinshasa sur la stabilisation de l'espace congolais. Le « strabisme » dont souffre la clase politique congolaise ne rassure - encore - quant à un avenir durablement apaisé. D'autant plus que complexité de la « réalité politique congolaise » porte - toujours -

atteinte à l'effectivité de l'indépendance de l'Etat congolais. Le de politique interne reste ainsi moins déterminé par l'engagement hommes politiques à œuvrer véritablement et opiniâtrement pour bien-être de la population congolaise que par leur niveau manipulation au profit de tierces parties. Ceci laisse libre cours jeux de puissances qui pourraient, à nouveau, s'affronter en RDC, des intérêts des Congolais.

Pour la RDC, le défi majeur reste ainsi de maîtriser et d' fermement et efficacement l'initiative politique pour l' des conditions sociales des populations et le développement l'Afrique. Sans ignorer le reste du monde. Pour ce faire, Congolais doivent gagner le pari de l'unité nationale.

Congo-Kinshasa

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