13 Juin 2018

Mali: La ville de Kéniéba sous le choc après de violents affrontements

Mardi 12 juin, le calme était revenu à Kéniéba, près de la frontière avec le Sénégal. Cette ville du sud-ouest du Mali a été le théâtre de violents affrontements, qui ont fait un mort et une dizaine de blessés dimanche et lundi. Des travailleurs la Somilo, la Société minière de Loulou Goukoto, suspendus pour des raisons disciplinaires, ont protesté contre leur sanction. La manifestation a dégénéré. La préfecture et la résidence du préfet ont été incendiées. Un conseil municipal exceptionnel s'est donc tenu mardi pour évaluer la situation.

Pendant plusieurs heures, le préfet, le maire, le gouverneur de la région de Kayes, les directeurs régionaux de la police et de la gendarmerie se sont entretenus avec les habitants de Kéniéba. Tous ont condamné les débordements des derniers jours.

« Rien ne justifie un tel déchainement de violence et de haine, insiste Idrissa Kané, préfet de Kéniéba. Ce qui a été fait, ce n'est pas tout Kéniéba. C'est un problème entre une société minière et quinze de ses agents. Donc une partie de la population a été manipulée. »

L'enquête est en cours pour identifier les responsables de ces débordements. La société civile de Kéniéba s'est quant à elle engagée à apaiser le climat de tension. Il est urgent que la vie reprenne son cours normal selon Hamidou Diallo, président du conseil local de la société civile.

« Tout est brûlé chez le préfet. L'ensemble des matériels de l'État a été brûlé. On est en train de s'organiser pour, au moins, chercher des résidences et chercher des bureaux pour que dès lundi, les gens commencent à travailler. Le comble, c'est qu'on a perdu l'ensemble des cartes d'électeurs de l'élection du 29 juillet. Ces cartes ont été brûlées. Vraiment, cela indigne toute la population de Kéniéba. »

Les 12 communes du cercle de Kéniéba, la société civile et les commerçants ont promis de se mobiliser pour apporter notamment du matériel à la préfecture de Kéniéba.

Les personnes arrêtées sont celles responsables des évènements d'hier. Parce qu'il y a des auteurs, des commanditaires, des conspirateurs... Ce sont eux qui ont été arrêtés par les services de la police judiciaire.

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