12 Juin 2018

Angola: Le pays renforce ses actions pour éradiquer le travail infantile

Luanda — Pour Eradiquer le travail infantile dans le pays, les ministères du Travail (MAPTSS) et de l'Action Sociale (MASFAMU) élaborent un Plan d'action national (PANETI 2018-2022), qui vise à prendre des mesures qui facilitent la tâche de différents agents dans l'application pratique des droits de l'enfant.

Le Plan d'action national pour l'éradication du travail infantile en Angola (PANETI) a été présenté mardi à Luanda, lors d'un forum sur le thème "Non au travail infantile: enfant protégé, sur et sain" dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre le travail infantile (12 juin).

La création de stratégies politiques de prévention et de l'environnement favorable pour le développement harmonieux des enfants, comme un moyen d'éliminer le travail infantile fait partie des objectifs à discuter lors de la réunion, qui s'encadre également dans les mois de l'enfant (Juin).

Le projet vise à améliorer l'accès à l'éducation et aux programmes de formation professionnelle, adaptés aux enfants, ainsi qu'à cartographier les zones et les types de travail infantile dans tout le pays.

Intervenant dans la rencontre, le secrétaire d'Etat au Travail et à la sécurité sociale, Jésus Moreira, considère le travail infantile comme un phénomène qui déforme l'enfant, en plus de ne pas fournir des conditions pour échapper à la situation de la pauvreté et de la misère dans la vie personnelle, familiale et sociale.

Le responsable a également souligné que la pauvreté était l'une des principales raisons qui conduit au travail infantile, défendant ainsi les efforts pour combattre et réduire la pauvreté dans le pays.

Jésus Moreira réfute l'attitude de certains employeurs qui acceptent les enfants parce qu'ils sont incapables de défendre leurs droits.

Selon les données de l'Institut national de la statistique (INE) de 2015 à 2016, en Angola, 25.830 enfants âgés de 5 à 17 ans sont engagés dans le travail infantile, dont 13.117 hommes et 12.713 femmes.

Selon l'OIT, le travail infantile est devenu une source de revenus pour les familles, en particulier celles qui vivent dans la pauvreté, et les âges varient de 5 à 14 ans.

L'OIT note également que 218 millions d'enfants dans le monde âgés de 5 à 17 ans sont engagés dans la production économique, dont 152 millions sont des victimes du travail infantile, 58% des hommes (88 millions) et 42% des femmes.

Sur ce total, 73 millions travaillent dans des conditions dangereuses, 85,1% des enfants travaillent dans le secteur agricole.

En Afrique, 72,1 millions d'enfants sont en situation de travail infantile, c'est-à-dire qu'un enfant africain sur cinq est victime de la même tâche.

L'événement, dont la clôture est prévue pour cet après-midi, compte sur la participation de la secrétaire d'Etat du Ministère de l'Action Sociale, de la Famille et de la Promotion de la Femme, Ruth Mixinge, le représentant de l'Unicef, Giovanni D'Amato, entre autres invités.

Angola

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