14 Juin 2018

Cote d'Ivoire: Lutte contre le racket - Sidiki Diakité installe le comité communal de Yopougon

Le dix-septième comité local de lutte contre le racket a pris officiellement fonction dans la commune la plus peuplée de Côte d'Ivoire.

Si vous êtes victime de racket de la part d'un agent de police, de la gendarmerie ou de tout autre agent public et que vous habitez à Yopougon, n'attendez plus. Appelez vite le 01.01.36.88. Vous aurez l'assistance nécessaire du comité communal de lutte contre la corruption pour faire rendre gorge à cet agent indélicat.

Ce comité de vigilance zéro racket a été mis en place hier, par le ministre Diakité de l'Intérieur et de la Sécurité à la salle des mariages de la mairie de Yopougon. Composé de responsables d'administration, de chefs de service, de patrons des forces de l'ordre exerçant sur le territoire communal, le comité communal est présidé par le maire Gilbert Koné Kafana en personne.

Le ministre a indiqué lors de la cérémonie d'installation qu'il s'agit avant tout de créer un cadre de coordination et de concertation destiné à mener une lutte sans merci contre le fléau de la corruption.

Pour Sidiki Diakité, ce comité est un relai du gouvernement pour impulser la bonne gouvernance en Côte d'Ivoire. Il reconnait cependant volontiers que la corruption ou le racket qui est sa face la plus abjecte est comme l'hydre de la mythologie. Il faut plusieurs bras pour couper ses multiples têtes.

Aussi invite-il toute la population à non seulement soutenir le comité, mais également à s'impliquer dans la lutte en se refusant d'être auteur, complice active ou passive de cet acte répréhensible.

La lourdeur administrative et l'ignorance des populations de leurs droits faisant le lit à la corruption et au racket, le tout nouveau président du comité communal de lutte, Gilbert Koné Kafana, a donné l'exemple des mesures prises au niveau de la mairie de Yopougon pour assainir les services. Il dit avoir tranché dans le vif enfin que cela serve d'exemple.

Dix agents convaincus d'actes de racket ont été licenciés et depuis, plus personne ne s'adonne à la mairie de Yopougon à ce type d'acte. Au niveau des procédures mêmes de délivrance des actes, le temps a été considérablement réduit et les requérants sont régulièrement informés qu'ils n'ont à s'acquitter que du prix du timbre fiscal de cinq cents francs, en dehors de tout autre frais.

L'inspecteur général des services de police, Joseph Djablé, et le commandant de l'Unité de lutte contre le racket, le commissaire Alain Oura, ont chacun montré comment la lutte contre le racket et la corruption en général contribue au bien-être des populations.

L'interdiction des barrages sauvages des forces de l'ordre depuis 2011 a permis, selon le second, une réduction drastique des faux frais supportés par les transporteurs de marchandises et les bavures policières ont baissé dans des proportions aussi importantes. Le premier a surtout adressé ses encouragements aux membres du comité en les engeant à travailler avec courage et sans relâche.

Notons qu'une délégation de la Haute autorité pour la bonne gouvernance conduite par Silué Assata a pris part à la cérémonie.

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