17 Juin 2018

Cameroun: Qu'est ce qui explique l'avalanche de divorces au sein de la diaspora camerounaise d'Europe?

analyse

Je suis invité par un ami pour une séance de travail. A l'arrivée, le constat est effrayant : nous sommes cinq autour de la table, tous des divorcés, sans exception. Un autre jour, je descends du train à la Gare du Nord à Paris, je croise un ami, qui m'invite à l'accompagner dans un magasin du coin. Là, nous nous retrouvons à quatre, trois hommes et une dame. Même constat : Tous les quatre sont des divorcés. C'est tout de même interpellant.

Dans nos sociétés africaines, c'est l'homme qui répudie sa femme. En Europe, c'est le contraire. La revanche des Amazones ? La femme va en justice et l'homme est chassé de chez lui, l'épouse préférant adopter le statut de "femme seule"plus confortable financièrement. Mais, comble de paradoxe, celle-ci cherche souvent à trouver rapidement un autre homme, si elle n'en avait déjà pas un avant de divorcer.

La cause des divorces dans la plupart de cas : une femme qui commence à travailler croit qu'elle peut se suffire seule. Surtout avec le système occidental qui lui adjoint également le droit de gérer les allocations familiales - un pactole accordé à chaque famille avec enfants pour lui permettre d'élever les rejetons dans la dignité. Mais ces montants permettent davantage à entretenir la famille de la femme restée au pays, à assurer les tontines etc.

Deuxième constat, toujours à Paris. Je croise un divorcé aux abords du XVIIème arrondissement. Il me raconte son histoire. Il vient de divorcer d'avec son épouse, après 5 ans de mariage. Elle s'est envolée pour Douala où elle a épousé un jeune homme. Celui-ci, arrivé à Paris, est utilisé par la dame pour ses courses personnelles. Obligé par son épouse à rester à la maison et à s'occuper des enfants de cette dernière, il s'est retrouvé malgré lui dans la rue et son histoire étalée sur la toile avec des échanges téléphoniques enregistrées qui font la fierté des abonnés de la communautés WhatsApp

En effet, un autre phénomène qu'on remarque de plus en plus est celui de ces dames, une fois le divorce prononcé, s'envolent pour le Cameroun afin de se choisir un jeune désœuvré, qu'elles importent en Europe et qui est totalement à la merci de la dame, dont dépend sa survie. Presqu'un domestique ou un esclave sexuel.

Une autre camerounaise que j'ai croisée et qui gère un magasin exotique y est allée à moindres frais. Elle utilisait pour les courses un client de son café. Il se dit au sein de la communauté camerounaise qu'elle récompensait très souvent ce jeune homme en nature. Vous avez compris ?Depuis lors, ils sont homme et femme, l'homme s'occupant surtout de "tous travaux" pour sa femme, la patronne du bar exotique.

A Hambourg en Allemagne, un Camerounais a abandonné depuis deux ans son épouse pour s'engager avec une autre femme. Mais après deux ans de vies communes, sa nouvelle conquête a déserté le toit conjugal pour convoler avec un autre homme, proche de sa propre famille. Le cocu ne s'en est toujours pas remis depuis lors. Il se trouve dans un centre de psychiatrie car, ayant menacé plusieurs fois de se noyer afin de mourir. N'allez surtout pas vous poser des questions sur des cas récurrents de noyades en Allemagne. La réponse n'est plus à imaginer.

Plus grave est cette histoire venue de Bruxelles et qui prouve que les femmes camerounaises de la Diaspora ont bel et bien pété les câbles. Voici : Une famille de Yaoundé appelle un doctorant habitant Bruxelles : "Un petit du quartier arrive", lui dit-on. On le sollicite pour accueillir "le petit" à l'aéroport. Mais comme celui-ci n'a nulle part où aller, le doctorant décide de l'héberger à son domicile, où il habite avec femme et enfants. Puis un jour, la femme est enceinte, des oeuvres du "petit du quartier". Toutes les conversations à Bruxelles ne tournaient plus qu'autour de ce forfait. Le doctorant, pour échapper à la honte, a quitté Bruxelles et s'en est allé en France, où il est mort de chagrin. Tout cela pour avoir commis l'erreur d'aider un "petit" qu'il connaissait à peine.

Cet autre Camerounais de Bruxelles, lui, ne supportait plus la douleur de son divorce. Tous les jours, il allait vers son épouse pour implorer son pardon. Sans effets. Alors un jour, alors qu'il avait la garde de ses deux enfants, il les prends à bord de sa voiture, met un puissant somnifère dans le jus des enfants puis, après avoir bloqué les portières, fonce dans la Meuse ( Fleuve en Wallonie). Il décède avec ses deux enfants.

On peut continuer la litanie, mais la constance est là: Ces histoires de divorces se terminent souvent mal. La question cruciale est toujours là: Qu'est ce qui explique l'avalanche de divorces au sein de la diaspora camerounaise d'Europe? Telle est la question de la semaine

L'objectif visé par ce débat est de faire de cette rubrique un carrefour d'échanges, favoriser l'interaction; susciter la participation de tous et trouver des réponses ou des pistes de solutions sur certains enjeux précis de notre pays; Demeurer toujours avant-gardiste; Rendre utile au peuple camerounais la popularité de la rubrique;

Le débat se doit d'être constructif et participatif. Nous vous convions d'ailleurs très fortement de soumettre des thèmes pour le futur.

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