18 Juin 2018

Cote d'Ivoire: Violence sexuelle - La CNDHCI se félicite des avancées observées

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La Commission nationale des Droits de l'Homme se félicite des avancées observées. Aussi a-t-elle souligné sa détermination à s'engager auprès du Gouvernement pour le maintien de la politique tolérance zéro en vigueur au sein des Forces de Défense et de Sécurité. Ci-dessous l'intégralité de la déclaration de la Présidente de la Commission des droits de l'homme de Côte d'Ivoire (Cndhci).

Proclamée le 19 juin 2015 par l'Assemblée Générale de l'Organisation des Nations Unies, la journée internationale pour l'Elimination de la Violence Sexuelle en temps de conflit est déterminante pour sensibiliser à mettre un terme aux violences sexuelles liées aux conflits, de manifester une solidarité à l'égard des victimes et de rendre hommage à celles et ceux qui luttent pour éliminer ces crimes.

De 478 cas observés en Côte d'Ivoire en 2012, les violences sexuelles perpétrées par les Forces de Défenses et de Sécurité ont chuté suite à la mise en œuvre de la stratégie du gouvernement et d'autres initiatives telles que la révision du Code de conduite militaire et de nombreuses sessions de sensibilisation et de formation. Il a été enregistré 30 cas en 2014, 3 cas en 2015 et une seule tentative de viol en 2016.

Les multiples cas de violences sexuelles constatés lors de la crise postélectorale impliquaient majoritairement des éléments de tous les corps des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire. Face à cette situation, le Gouvernement ivoirien, pour manifester son engagement pris au Sommet Mondial pour mettre fin aux violences sexuelles dans les conflits, a mis en place une stratégie nationale de lutte contre les violences sexuelles en période de conflit par le décret n° 2016-373 du 3 juin 2016 portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité National de Lutte contre les Violences Sexuelles liées aux Conflits (CNLVSC).

Grâce à ces mesures, les Forces Armées de Côte d'Ivoire (FACI) ont été la première armée, à avoir été retirée, le 15 avril 2017, de la liste établie des pays où les Forces Armées exerçaient les violences sexuelles en période de conflit.

A ce jour, la prévalence des viols et autres violences sexuelles, même si elle ne trouve pas seulement son origine dans les années de crise connues par la Côte d'Ivoire, est liée à la culture de violence exercée sur les femmes.

La Commission nationale des Droits de l'Homme se félicite des avancées observées dans le traitement de cette thématique.

Elle encourage le Gouvernement à renforcer les actions menées par le Pool d'Experts du Comité National de lutte contre les Violences Sexuelles liées aux Conflits pour l'éradication totale des violences sexuelles commises par des hommes en armes, à travers la prévention et la sanction de ces crimes.

La CNDHCI invite les organisations de la Société Civile à maintenir leur engagement et coordonner leurs efforts afin de prévenir les violences sexuelles perpétrées par les civiles.

La CNDHCI affirme sa détermination à s'engager auprès du Gouvernement pour le maintien de la politique tolérance zéro en vigueur au sein des Forces de Défense et de Sécurité.

Fait à Abidjan le 19 juin 2018

La présidente

Namizata SANGARE

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