19 Juin 2018

Tunisie: Où sont passées les revues sportives ?

La baisse conséquente de leurs revenus du côté d'El Menzah 6 fait dire à l'un d'eux sur un ton amer : «Il y a trop de concurrence dans mon commerce. De nombreux autres points de vente vendent strictement les mêmes articles ce qui a tendance à se répercuter indirectement sur mes revenus».

Ce buraliste qui vend également des confiseries désemplit de plus en plus à cause de la concurrence déloyale des bonbons et chocolats de marque étrangère écoulés à prix cassés dans des petits commerces de la rue d'Espagne et d'El Jazira.

La diversification des produits, il la maîtrise sur le bout des doigts même s'il devient sceptique quant à l'avenir de son magasin vieux de vingt ans.

A ses fidèles clients, il propose un café express ou avec crème, servi avec célérité et offert par la maison. Par une machine à café rapide et performante visiblement.

Une manière de récompenser ses clients fidèles. Mais ceci suffira-t-il quand on voit l'exiguïté de son échoppe et le mauvais éclairage ? Le clap de fin approche à grands pas. Le boutiquier ne désarme pas pour autant et continue de «gérer» son activité moins lucrative qu'avant.

Un secteur qui sent le soufre

Une mère de famille de deux enfants raconte son intérêt manifeste pour cette boutique qui a pignon sur rue, à quelques encablures de son domicile. C.M. raconte : «Je viens souvent accompagnée de mes enfants pour leur acheter quelques friandises ou des boissons sucrées et beaucoup plus rarement un magazine. Généralement, je prends une revue scientifique destinée aux juniors pour mon fils, Personnellement j'ai abandonné la lecture des magazines sauf à titre exceptionnel».

Pourtant les prix des revues et magasines d'origine étrangère généralement de France est un prix étudié. Un magazine qui coûte cinq euros sera vendu à six ou sept dinars alors qu'il devrait en coûter bien plus soit quinze dinars si on tient compte de la convertibilité de trois dinars pour un euro.

En parcourant de nombreux points de vente de magazines de la capitale, il y a une chose saisissante, c'est le manque cruel de revues sportives, à croire que les Tunisiens se désintéressent de plus en plus du sport. Dans ces boutiques on trouve à peine quelques exemplaires d'une même revue.

Les magazines de tennis et de basket ne sont plus proposés tandis que le football, sport roi qui compte un nombre important de revues, offre un choix très limité.

L'invasion des applications et des sites webs sportifs consultables gratuitement et en quelques clics ne sont pas étrangers à cette nouvelle réalité dans le paysage de la lecture en Tunisie. Pourtant la sensation du papier est unique et reste immuable et imperméable au temps. Malgré cela les magazines restent sur les étalages, faute de preneurs.

Tunisie

Un réseau d'information sur les femmes de la Méditerranée est né

Une ambiance de sororité a régné dans la demeure de Monica Lanfranco. La bienveillance de… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Copyright © 2018 La Presse. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.