Sénégal: Le blanchiment de capitaux menace la stabilité et le tissu économique des pays qui en sont victimes

Photo: Onutogo
Évocation du crime transnational. Selon l'ONUDC, le chiffre d'affaires de la criminalité transfrontalière représente six fois le montant de l'aide publique au développement. - Unies.

Le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme sont des fléaux qui menacent a stabilité et le tissu économique des pays qui en sont victimes, a laissé entendre le magistrat sénégalais, Cheikh Mouhamadou Bamba Niang, directeur des affaires juridiques du Centre national de traitement des informations financières (CENTIF) du Sénégal.

"Nous sommes conscients de la diversité des risques qui pèsent sur nos économies et constatons aussi la persistance des menaces auxquelles nous sommes confrontés tous les jours et qui remettent en cause les équilibres sociaux, économiques et financiers qui menacent la stabilité de notre tissu économique", a dit M. Niang qui s'exprimait à Saly-Portudal (Mbour, ouest) lors d'un atelier de formation des formateurs.

Ayant pour objectif principal de renforcer les capacités des acteurs impliqués dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) dans la région ouest-africain e, cette activité est organisée conjointement par le Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) et l'Union européenne (UE).

"Nous avons tous aussi conscience de la nécessité de renforcer de nos différents intervenants, compte tenu et d'administrer des réponses préventives, e, tenant en compte les constitutions financières et les entreprises et professions non financières désignées (EPNFD), mais aussi en faisant en sorte que les différentes autorités détentrices de la réponse pénale et des enquêtes comprennent le cadre dans lequel nous évoluons acquièrent les instruments nécessaires pour faire face, en anticipant et en s'adaptant aux différentes techniques et méthodes nouvelles que les délinquants mettent en œuvre pour pouvoir instaurer leur dessein", a dit M. Niang.

Il s'agit, à l'en croire, de menaces nouvelles qui ne sont pas nécessairement prises en compte dans la formation initiale des magistrats. Cheikh Mouhamadou Bamba Niang estime que la mise en place d'institutions comme le GIABA résulte de la volonté des chefs d'Etats et de gouvernements des Etats-membres de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) de spécialiser une institution dans la LBC/FT.

Et au-delà, il s'agit de mettre en place, dans les différents pays, de mettre en place des Cellules de renseignement financier (CRF) qui sont "strictement et exclusivement" dédiées à la LBC/FT, au-delà même de la mise en place d'un dispositif juridique adéquat.

"Il s'agit maintenant d'aller au bout de ces efforts-là, en traduisant cette volonté politique par une prise en charge efficace des fléaux liés au blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme par les institutions d'enquête et juridiques, en ayant la possibilité et les outils pour clarifier cette situation-là pour mener des enquêtes à bout et à terme, pour infliger les sanctions pénales attendues"', a conclu Cheikh Mouhamadou Bamba Niang.

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