19 Juin 2018

Sénégal: 21e Coupe du monde de football - «*Djêrê-Djef» Sénégal

Photo: Fédération Sénégalaise de Football
Le tir de Idrissa Gana Gueye qui a occasionné le premier but du Sénégal face à la Pologne. (Score finale 2-1)

victorieux 2-1 des Aigles blancs de la Pologne sauve l'Afrique d'un naufrage du premier tour de la 21e édition de la Coupe du monde. Une performance qui ne cache pas le début difficile des autres équipes africaines.

Il a fallu attendre le dernier match du premier tour de la 21e Coupe du monde pour voir la première victoire africaine. Une victoire à mettre à l'actif des Lions du Sénégal. Ils ont maitrisé leur sujet, les Aigles blancs .de la Pologne par 2-1.

Thiago Rangel Cionek (37e mn) contre son camp et M'Baye Niang (60e mn) ont permis au Sénégal de mener 2-0 avant que Grzegorz Krychowiak ne réduise le score à la 86e mn.

Une première victoire africaine certes, mais qui ne doit pas cacher le début difficile des quatre autres équipes du continent, notamment les défaites concédées dans les ultimes moments de matches. Lundi dernier, alors que l'on croyait que les Lions de Carthage de la Tunisie allaient offrir à l'Afrique son premier point, que tout bascule dans le temps additionnel.

Avant eux, les Pharaons d'Egypte, tout comme les Lions de l'Atlas du Maroc ont tous perdu leur premier match de phase de poule dans le temps additionnel. Les Super Eagles du Nigeria, eux, n'ont pas existé devant les Vatreni (Flamboyants) de la Croatie, victorieux 2-0. Cette situation inquiétante semble faire douter plus d'un. Peut-on parler d'un manque d'expérience ? Non.

Le Maroc, l'Egypte ou la Tunisie, ont disputé chacun au moins trois Coupes du monde. Ils ne peuvent donc pas revendiquer un quelconque manque d'expérience pour échapper aux critiques. Les raisons d'une telle situation peuvent être recherchées dans les aspects comportementaux des joueurs : la fatigue ou le défaut de concentration.

De nos jours avec le football moderne, l'aspect physique est insuffisant pour expliquer les buts encaissés dans les arrêts de jeu par les équipes africaines dans cette Coupe du monde.

Si les différences entre les cultures stratégiques et tactiques se sont effacées avec la mondialisation du football, on peut trouver un comportement inné au footballeur quand il porte le maillot de son pays, et corrélativement représentant son continent : l'esprit combattant.

Or la performance générale est en lien avec le talent. Les buts dans les dernières minutes semblent liés au comportement. Alors que des équipes nationales comme l'Italie n'aime pas perdre pendant les dernières minutes, les sélections africaines, en particulier lors de ce mondial, semblent oublier qu'un match, c'est 90 minutes, plus le temps additionnel. En tous les cas, rien n'est tard. Il reste encore deux matchs pour chacun pour rectifier le tir et nous faire mentir.

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